Politique

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders réagit avec consternation aux massacres perpétrés contre des populations civiles dans le territoire de Beni, apparemment par des éléments du groupe ADF-Nalu. On déplore plus de 80 morts et de très nombreux déplacés.
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, est arrivé mercredi à Beni, dans la province du Nord Kivu, en visite de réconfort à la population de cette partie Est de la RDC meurtrie par le massacre de plus quatre vingt civils perpétré par rebelles ougandais des ADF au cours de la première quinzaine du mois d’octobre. Au cours de son séjour, le chef de l’Etat va également s’enquérir   de la situation sécuritaire préoccupante dans cette région pour y apporter des solutions durables.
(KINSHASA)- La motion de défiance contre Patrice Kitebi n’est pas en mesure d’être traitée par la plénière, c’est la phrase du président de l’assemblée nationale qui a suscité la colère du président du groupe Udps et alliés. Le speaker de l’assemblée nationale rendait compte à la plénière mercredi que la question a été examinée à la conférence des présidents. Selon lui, il n’y a pas moyen d’examiner la question au regard de l’évolution du dossier.
Deux ex-rebelles, bénéficiaires de la loi d’amnistie  du 11 février 2014 promulguée par le président Joseph Kabila Kabange, veulent récupérer leur mandat de députés provinciaux pour  siéger de nouveau à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu. Les députés François Gachaba Maniraguha (Rassemblement congolais pour la démocratie) et Jérôme Mashagiro Nzeyi (Mouvement de libération du Congo) avaient quitté l'Assemblée provinciale du Nord-Kivu en 2008 pour rejoindre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda.
Des affrontements qui opposent deux factions rivales de la milice Raïa Mutomboki a fait fuir de leurs localités plusieurs centaines de personnes  dans le territoire de Shabunda dans la province du Sud-Kivu . Selon un activiste local des droits de l’homme cité par Radio Okapi mercredi, ces combats ont débuté depuis le 20 octobre dernier et opposent les hommes du chef milicien Makombo à ceux de Bravo. Le bilan fait état  d’une trentaine de morts et 48 blessés parmi les combattants et la population civile.
Le gouvernement congolais souhaite la réduction des effectifs de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco) pour des raisons d’économie. Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Alexandre Luba Ntambo, a formulé ce souhait  au cours d’une rencontre mardi  29 octobre à Kinshasa avec M. Moustapha Soumare, représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies, rapporte mercredi l’Agence congolaise de Presse ACP.
Le chef de l’Etat particulièrement attendu sur la sécurisation totale de la ville de Beni et ses environs. Pendant ce temps, les promesses en rapport avec les routes toujours non réalisées Après la ville de Kisangani, capitale de la Province orientale, le chef de l’Etat congolais est arrivé hier mercredi 29 octobre à Beni, au Nord-Kivu. A son arrivée à l’aéroport de Mavivi, Joseph Kabila a été accueilli par le ministre de l’Intérieur Richard Muyej et le gouverneur de la province du Nord-Kivu Julien Paluku qui, tous deux, séjournent dans la ville de Beni depuis plus d’une semaine.
Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a annoncé mercredi 29 octobre que la motion de défiance déposée il y a deux semaines contre le ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, ne pourra pas être traitée actuellement en plénière. Officiellement, il n’a pas expliqué les raisons de cette décision.
Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme note une baisse des violations des droits de l’homme en septembre. Au cours de ce mois, il a recensé 150 cas de violations des droits de l’homme contre 257 au mois précédent. Le directeur adjoint du BCNUDH, Abdel Aziz Tshoyi, a révélé ces chiffres mercredi 29 octobre au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa. Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme parle également d’une baisse du  nombre des victimes de ces violations.
Depuis le massacre de plus de quatre-vingt compatriotes par des éléments de l’ADF-Nalu à la cité d’Erengeti, dans le territoire de Beni, les populations de cette partie de la République ne décolèrent pas contre les troupes de la Monusco, coupables à leurs yeux d’un grave déficit de prise en charge de leur sécurité. Cela sous-entend qu’à leurs yeux, le retour d’une paix durable à l’Est du pays devrait passer impérativement par l’exécution sans faille par les Casques Bleus de leur mandat d’éradication des forces négatives par les armes, à défaut de la persuasion.