Respect de la Constitution : Delly Sesanga appelle au rassemblement

Lundi 28 septembre 2015 - 15:28

L’Envol, parti politique de l’Opposition, établit un lien incontournable entre le changement et la forte implication de la population. Ainsi, pour donner des ailes à cette conception, le président national de l’Envol, le député national Delly Sesanga, a procédé samedi 26 septembre dans la commune de Ngaliema, à l’ouverture d’un séminaire de deux jours destiné aux cadres, candidats et autres militants du parti.

Dans son speech, l’élu de Luiza dans l’actuelle province du Kasaï, appelle au rassemblement dans l’objectif de faire triompher la démocratie. «Le calendrier électoral, dès lors qu‘il n‘est pas respecté, il faut rappeler au rassemblement, à la grande mobilisation des forces de l’opposition-de l‘Envol en particulier Et nous en appelons à un rassemblement beaucoup plus large de toutes les forces politiques qui pensent qu’il faut sauvegarder la Constitution et qu’il faut se battre pour qu‘elle soit préservée et ‘respectée dans ses dispositions essentielles», a déclaré Delly Sesanga.

Dans un décor bleu rouge planté par les drapeaux agités par des militants et sympathisants de l’Envol, Delly Sesanga a déclaré que la démocratie est menacée depuis que la CENI s’est contredit sur son calendrier électoral. D’où la nécessité pour la centrale électorale congolaise d’éclairer l’opinion sur la tenue des élections ainsi que sur la poursuite des échéances à venir.

Le démembrement des provinces a également été abordé. « Il a été fait dans la précipitation », a regretté l’élu de Luiza. Il se dit ne pas être rassuré par le dernier arrêt de la Cour constitutionnelle qui avait ordonné au gouvernement de prendre «des dispositions transitoires exceptionnelles pour faire régner l’ordre public, la sécurité et assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics dans les provinces » nouvellement créées. Cet élu du peuple a qualifié d’anticonstitutionnelle la décision du gouvernement de nommer les commissaires spéciaux pour administrer les nouvelles provinces. « C‘est une erreur grave que le gouvernement aujourd‘hui nomme des commissaires généraux pour gérer les nouvelles provinces alors que les assemblées provinciales existent », ait-il indiqué.

Et de poursuivre : «Les autorités, la Cour constitutionnelle et La population, sont tous censées protéger la Constitution et les lois de la République pour permettre la protection de tous et aussi que les Congolais jouissent de leurs avantages en tant que nationaux ».
Par Pitshou MULUMBA