Guerre dans l'Est : le Parlement appelé à s'impliquer pour la protection du parc national des Virunga

Jeudi 3 avril 2025 - 22:56
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Touchés par la dégradation de la situation sécuritaire dans l'Est du pays, les députés nationaux de la circonscription de Beni (Nord-Kivu) ont rencontré ce jeudi 03 avril 2025, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe.

Ils ont exprimé leurs préoccupations face aux tensions croissantes entre l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), les populations locales et les Forces armées dans les zones protégées du Parc des Virunga.

Ces élus ont profité de l'occasion pour demander l'implication du Parlement pour qu'une intervention urgente soit faite afin de sécuriser ce patrimoine mondial.

«Ce problème avait déjà été soulevé lors de la législature de 2011, mettant en évidence les difficultés de cohabitation. Nous demandons au président Vital Kamerhe d'examiner les archives et les processus antérieurs. Il ne manquait qu'un décret de la première ministre  pour finaliser les efforts de démarcation initiés auparavant », ont-ils déclaré au sortir de la salle d'audience.

Il sied de noter que le Parc national des virunga est confronté à des occupations illégales, engendrant des tensions entre les agents de l'ICCN et les autochtones. Certains accusent l'ICCN de destruction arbitraire des cultures, tandis que d'autres dénoncent l'exploitation incontrôlée des ressources naturelles, notamment la coupe d'arbres et le braconnage.

Les députés ont souligné que l'occupation du parc par les rebelles des ADF complique encore la situation. Selon eux, si le retrait des groupes armés de certaines zones a permis à l'ICCN de reprendre le contrôle, cela n'a pas pour autant résolu le problème de fond.

Face à cette crise, ces élus demandent également l'implication du président de la République, Félix Tshisekedi, pour préserver l'intégrité du Parc tout en tenant compte des réalités locales.

Ils réclament également de rencontrer le directeur général de l'ICCN pour une concertation entre le ministère des Affaires foncières, les conservateurs ainsi que les experts en gestion des parcs.

Roberto Tshahe