
Ce lundi 4 juillet 2016 est le jour de fête nationale aux Etats-Unis d’Amérique. La première puissance de la Planète célèbre son 240ème anniversaire de son indépendance.
A Kinshasa, l’ambassadeur Us a donné une réception. Occasion pour James Swan de se réjouir de la reprise de la coopération entre la Monusco et les FARDC sur le front de la lutte contre les groupes armés illégaux. Forum des As publie le discours du représentant de Barack Obama en ce jour mémorable par les Américains.
Allocution de l’Ambassadeur des Etats-Unis, James C. Swan, prononcée le 24 juin 2016 à l’occasion de la Fête d’Indépendance américaine
Excellences, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
Bienvenue à la célébration du 240ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis. Chaque année, le 4 juillet ou aux alentours de cette date nous commémorons son adoption par le Congrès Continental en 1776. Les Américains sont connus pour leur sens pratique et leur ponctualité. Nous avons donc, pour un certain nombre de raisons pratiques, fixé la tenue de la cérémonie de cette année au 23 juin ! Merci de vous joindre à nous à l’occasion de cette célébration prématurée !
La Déclaration d’Indépendance était une proclamation formelle formulée par les 13 premières colonies de notre nation, affirmant leur droit de choisir leur propre gouvernement. Ce texte nous inspire encore aujourd’hui quand il déclare hardiment que tous les hommes sont créés égaux, jouissant de droits comprenant la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Il déclare ouvertement que tout gouvernement tire son juste pouvoir du consentement du peuple qu’il gouverne.
Thomas Jefferson, le principal rédacteur de la Déclaration d’Independence n’avait que 33 ans quand il la rédigea. L’élection de Jefferson à la présidence en 1800 a constitué la première passation de pouvoir pacifique d’un parti à un autre dans une république moderne. Apres avoir rempli deux mandats, Jefferson a respecté la tradition d’une présidence à deux mandats établie par notre premier président, George Washington. Au terme de sa présidence, Jefferson a
transféré avec ferveur son énergie et ses ambitions dans l’existence de citoyen privé accompli, de fermier, d’inventeur et, particulièrement, de fondateur de la première université séculaire du pays.
Les premières années de démocratie de notre nation étaient turbulentes et conflictuelles - caractérisées par un affrontement d’idées vigoureux, des convictions opposées, des personnalités fortes et polarisantes. Certains pourraient affirmer que c’est toujours le cas de nos jours concernant notre politique ! Pourtant, c’est cet esprit de débat, de différends pacifiques et de joutes intellectuelles qui forge une démocratie durable. Au bout du compte, c’est cet espace ouvert propice au discours politique, qui peut parfois être choquant et inconfortable, qui maintient le dynamisme d’une démocratie, en encourageant de nouvelles idées, de meilleures politiques et, en fin de compte, une nation plus forte.
Comme certains d’entre vous le savent, j’ai travaillé au Congo pendant de nombreuses années, et j’ai pu constater de près la dévastation et les espoirs du peuple congolais. Nul ne souhaite retourner au tumulte des années nonante ou à celui des premières années du siècle actuel. Sans conteste, des progrès considérables ont été réalisés depuis 2001 - à travers l’amélioration de la sécurité, l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections, les efforts visant à s’attaquer à l’impunité et la création de certaines conditions propices à une croissance économique accrue, entre autres réalisations.
Les Etats-Unis et leur peuple ont travaillé sur ces priorités main dans la main avec les Congolais : pour stimuler la croissance économique et le développement, améliorer l’accès aux soins de santé et à l’éducation, promouvoir la paix et la sécurité et consolider les institutions démocratiques. Dans le cadre de nos engagements sur toute l’étendue de ce vaste et beau pays, ç’a été un privilège de travailler avec tant de Congolais dévoués et patriotes, et nous sommes honorés de constater que beaucoup d’entre vous ici présents représentent un échantillon de ce groupe impressionnant.
Cette année, nous avons noté beaucoup d’exemples de progrès dans nos relations déjà étroites et multiformes. Le programme de coopération bilatérale des Etats-Unis à l’égard du Congo n’a jamais été aussi vaste et robuste en l’espace d’une génération, et ce depuis les années 80. Dans le domaine multilatéral, nous avons été heureux de constater la reprise de la coopération entre la MONUSCO et les Forces armées congolaises en appui aux opérations menées par celles-ci contre les groupes armés illégaux dans l’Est. Au niveau purement humain, nous apprécions les avancées significatives effectuées par les autorités congolaises visant à permettre aux enfants adoptés légalement de rejoindre des familles aimantes aux Etats-Unis et ailleurs. Les Etats-Unis ont été un partenaire réceptif dans les efforts collectifs et héroïques du peuple congolais visant à reconstruire ce pays au cours des quinze dernières années. Mais je dois toutefois vous dire en toute honnêteté que nous sommes préoccupés-en tant qu’ami et partenaire-par l’incertitude entourant la trajectoire du Congo au cours de l’année à venir et au-delà. Quand je regarde l’assistance ce soir, je suis inspiré par les leaders talentueux que je vois, issus de tous les milieux de la société-représentant le monde académique, le monde culturel, les affaires, la société civile, le gouvernement et la politique-et je sais qu’il en existe beaucoup d’autres à travers cette grande nation.
Les autres partenaires et nous-mêmes comptons sur vous pour rassembler vos immenses talents, montrer la voie à suivre, fournir plus de clarté à l’égard de la destination que ce pays est censé atteindre - et de nous informer, nous vos partenaires, de ces choses, mais, plus encore, d’en parler à vos concitoyens.
Pour que le Congo bénéficie des contributions de tous ses citoyens, il est crucial qu’il existe un espace où leurs voix et opinions puissent se faire entendre-exempt de toute crainte d’intimidation et de harcèlement-qui garantisse le respect absolu de leurs droits constitutionnels. Notre gouvernement a clairement affirmé cette position et croit que-même en tant qu’étrangers-nous devons nous exprimer en faveur des droits fondamentaux. A ce sujet, par souci de transparence, je vous annonce que plus tôt dans la journée notre gouvernement a annoncé que des sanctions individuelles ciblées seront appliquées à l’encontre du Commissaire Provincial de la Police Nationale à Kinshasa, le Général Kanyama, en vertu d’un décret présidentiel qui s’applique aux individus responsables de certaines violations des droits de l’homme ou d’abus et d’avoir sapé les institutions et les processus démocratiques.
Bien que ce soit un sujet délicat pour un discours de réception, cette information circulera dans les medias et j’ai jugé important d’évoquer cette question directement ce soir. En tant qu’amis et partenaires, nous pensons qu’il est particulièrement important d’être honnête et direct quand nous communiquons sur les points de désaccord et les sujets de préoccupation. Nous espérons vivement que la protection de l’espace politique et des droits de l’homme parallèlement à des progrès rapides vers la tenue d’élections crédibles et une passation de pouvoir pacifique feront en sorte que cela soit la dernière fois que nous sommes contraints de prendre des mesures telles que celles annoncées aujourd’hui.
Bamama, Batata, Bandeko
Liboso ya kosukisa, nalingi kobakisa moke na lokota ya bana mboka.
Na mokuse, tosepeli mingi koyamba bino banso lelo na lopango na ntoma ya Etats-Unis.
Tozali awa elongo mpo na kosepela boyebisi ya lipanda na mboka na biso uta bambula nkama mibale na ntuku minei.
Mokanda oyo esakolaki lipanda, oyo elobaki na ntina na mibeko na bato banso, ndakisa : bomoi, bonsomi, na boluki essengo.
Moto akomaki yango - Thomas Jefferson — moto wana na nsima azalaki mokondzi ya mboka na biso po na ba-mandats mibale.
Na Nsima, atikaki bokonzi, mpe assalaki makambo misusu ya minene, ndakisa : atongaki université ya sika na ekolo na ye.
Bana ya Etats-unis na bana ya Congo, tozali baninga, nalingi koloba tozali bandeko. Kasi, nasengeli koyebisa bino, pwete bilembo tozali komono bizali kotinda tomituna : Bozali kokende wapi. Lokuta te.
Toyebi ete, bato mingi ya mayele bazali na mboka oyo. Awa, liboso na ngai, bino bozali bakondzi ya bula matari, bakondzi ya massanga ya politiki, bakondzi ya mimbongo. Bozali bato ya bwanya. Bokoki kotalisa nzela ya kolanda.
Soki bolingi, bosangana, boyokana, bokanisa elongo na kati na bino, po na oyo ekoya lobi na mboka. Oyo ezali mama na likambo sikoyo. Toyebi ete bokoki kossala yango, mpe bosengeli kossala yango mpo na mboka na bino.
Lokola Koko Swing alobaki na mikolo mileki….
Nzoku alembaka mino na ye te.
Mosapi moko esukolaka elongi te.
Wana ezali maloba ya bwanya ya bankoko na bino.
Alors que nous célébrons 240 ans d’indépendance, nous réfléchissons sur le courage dont nos pères fondateurs ont fait montre en traçant une nouvelle et audacieuse voie démocratique et sur les nombreuses luttes dans lesquelles nos citoyens se sont engagés pour consolider et améliorer notre démocratie. Ces luttes continuent de nos jours. Nous espérons que la démocratie congolaise tirera pareillement parti des progrès réalisés jusqu’ici et continuera de prospérer. Nous demeurons résolus dans le partenariat qui nous lie afin de voir ces choses se réaliser.
Au nom de tout le personnel de l’ambassade des Etats-Unis-Congolais et Américains confondus-nous vous remercions de vous être joints à nous ce soir. Bonne Fête d’Indépendance et profitez du reste de la soirée.