L’Inspection Générale des Finances (IGF) renforce sa présence sur le terrain afin de soutenir la mobilisation des recettes publiques. L’Inspecteur Général des Finances, chef de service de l’IGF, Bitasimwa Bahii Christophe, a officiellement lancé, le mardi 10 mars 2026, les missions de contrôle et d’encadrement du premier trimestre sur l’ensemble du territoire national.
D’après une dépêche de la cellule de communication de l’IGF parvenue à 7SUR7.CD, cette opération d’envergure vise principalement à appuyer les institutions chargées de la mobilisation des recettes publiques, en particulier les régies financières que sont la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD).
La décision de déployer ces missions fait suite au constat d’un déficit important dans la mobilisation des recettes de l’État. Cette situation a notamment contribué aux retards observés dans le paiement des salaires de certains agents et fonctionnaires publics, poussant ainsi l’IGF à intensifier son action afin de remettre la dynamique de collecte sur les rails.
Au total, près de 74 points de contrôle ont été identifiés à travers le pays. Pour mener à bien cette mission, l’IGF mobilise plus de 120 inspecteurs des finances, soit près des deux tiers de ses effectifs, appelés à intervenir directement sur le terrain. Les autres agents de l’institution participent actuellement à des sessions de renforcement des capacités destinées à améliorer les compétences et l’efficacité du service.
Selon le chef de service de l’IGF, cette stratégie repose sur deux priorités majeures : le renforcement des capacités des ressources humaines et le maintien d’une présence active sur le terrain afin d’assurer un encadrement permanent des services chargés de la mobilisation des recettes.
« Ce trimestre est consacré à deux priorités : renforcer les compétences de nos ressources humaines et maintenir une présence active sur le terrain. Nous allons soutenir ce rythme aussi longtemps que nécessaire », a déclaré Bitasimwa Bahii Christophe.
Prévue pour une durée de 60 jours, cette première vague de missions cible essentiellement les régies financières dans une logique d’encadrement et d’appui. L’objectif est d’améliorer les performances de collecte, de corriger les dysfonctionnements observés et de garantir que les recettes dues à l’État soient effectivement mobilisées.
Dans le même temps, certaines équipes mèneront des missions de contre-vérification auprès d’entreprises privées, à la suite d’irrégularités relevées lors d’enquêtes fiscales antérieures. Ces opérations permettront notamment de vérifier la conformité des déclarations fiscales et de s’assurer que les obligations fiscales sont correctement respectées.
À cette occasion, le chef de service de l’IGF a lancé un appel clair aux régies financières afin qu’elles réservent un accueil et une collaboration exemplaires aux inspecteurs déployés sur le terrain. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir les efforts dans la mobilisation des recettes, même en l’absence des équipes de contrôle.
« Nous voulons que le travail se poursuive normalement, même lorsque les inspecteurs des finances lèvent les pieds. Le constat est que, bien souvent, lorsque l’IGF quitte le terrain, les recettes baissent. C’est précisément pour éviter cela que nous intervenons aujourd’hui afin d’encadrer les services et rehausser durablement les recettes de l’État », a-t-il martelé.
À travers ces missions d’envergure, l’Inspection Générale des Finances réaffirme ainsi son rôle de vigie des finances publiques, déterminée à accompagner les régies financières afin que chaque franc dû à l’État soit effectivement mobilisé au service de la nation.
Chançard Sindani