Sanctions contre Kabila : « Nous tiendrons pour responsable quiconque entrave les efforts de paix en RDC » (Département d’État des USA )

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Le Département d’État des États-Unis a annoncé, jeudi 30 avril 2026, l’imposition de sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, pour avoir fourni un soutien matériel à des groupes armés actifs dans l’Est du pays.

Selon le communiqué signé par le porte-parole du Département d’État, Thomas « Tommy » Pigott, ces mesures visent à répondre aux menaces pesant sur la stabilité en République démocratique du Congo (RDC).

« Aujourd’hui, les États-Unis agissent à l’égard des menaces à la stabilité en République démocratique du Congo (RDC) en imposant des sanctions à l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, pour avoir fourni un soutien matériel à des groupes armés qui déstabilisent l’est du pays », a-t-il déclaré.

Washington affirme que le soutien financier et politique attribué à l’ancien chef de l’État aurait contribué à renforcer l’action de ces groupes, décrits comme « les principaux vecteurs de violence et d’instabilité » dans l’est de la RDC.

Les autorités américaines disent agir en solidarité avec le peuple congolais et appellent les dirigeants de la région à rejeter toute implication dans les dynamiques de violence. Elles estiment que ces sanctions traduisent une volonté de responsabiliser toute personne entravant les efforts de paix.

« Les États-Unis sont solidaires du peuple congolais et appellent tous les dirigeants de la région à rejeter ceux qui perpétuent la violence et l’instabilité. La mesure prise aujourd’hui envoie un message clair : nous tiendrons pour responsable quiconque entrave les efforts de paix en RDC », a-t-il indiqué.

L’administration américaine souligne également son engagement à faire respecter les accords régionaux, notamment les Accords de Washington pour la paix et la prospérité ainsi que le Cadre de Doha, tout en réaffirmant son soutien aux initiatives diplomatiques destinées à mettre fin aux violences et à favoriser une stabilité « durable ».

Les sanctions américaines entraînent le gel des éventuels avoirs de Joseph Kabila aux États-Unis et interdisent aux entreprises et citoyens américains toute transaction avec lui.

Raphaël Kwazi