Les élèves de l’École de la Liberté, située dans le quartier 3 de la commune de Masina, ont été sensibilisés le jeudi 30 avril 2026 aux violences basées sur le genre (VBG), dans le cadre d’une campagne sur « l’école sûre et inclusive » organisée par IPAS RDC dans les quatre provinces éducationnelles de Kinshasa.
L’initiative visait à renforcer les connaissances des élèves sur les différentes formes de violences en milieu scolaire, notamment les violences physiques, psychologiques et sexuelles, le harcèlement et les discriminations, ainsi que leurs conséquences. Elle a également permis de promouvoir des comportements non violents fondés sur le respect mutuel, la tolérance et l’inclusion.
« Parler aux enfants des violences basées sur le genre, comme vient de le faire IPAS, est une initiative à encourager, parce qu’il nous arrive de négliger ce sujet dans la société. Nous demandons aux organisateurs d’en faire davantage, car cela contribue efficacement à l’éducation de nos enfants », a déclaré le directeur sous-provincial de Masina 3, Max Imba.
Pour sa part, le préfet de l’École de la Liberté, Amédé Kilibanga, a exprimé sa satisfaction quant à l’apport pédagogique de l’activité.
« Nous sommes un milieu éducatif. En tant qu’école, nous prônons l’éducation intégrale et inclusive. Lorsque les membres d’IPAS sont venus parler des violences basées sur le genre de manière concrète, cela nous appuie sérieusement dans l’éducation de ces élèves », a-t-il déclaré.
La campagne a également intégré un volet numérique, avec l’initiation des élèves à des outils d’éducation sexuelle complète, notamment un chatbot destiné à répondre aux questions liées aux VBG, ainsi que la sensibilisation à l’utilisation du numéro vert 122 pour signaler des cas de violence.
Chez les élèves, la sensibilisation a suscité une prise de conscience concrète des violences et des moyens de les signaler.
« Avant, il m’arrivait de me moquer des gens, mais grâce à cette formation d’IPAS, je réalise que c’est de la violence et que c’est très dangereux. Je décide donc d’arrêter. Avant cette activité, je ne savais pas ce qu’était le numéro vert. C’est grâce à IPAS que j’ai appris comment me comporter en cas de danger, surtout en cas de violence sexuelle. J’ai même essayé d’appeler, ils m’ont répondu, c’est vraiment efficace. Aujourd’hui, je sais qu’en cas de danger, même s’il n’y a pas une personne physique, je peux appeler le 122, le numéro vert du gouvernement. IPAS nous a également donné le lien de son chatbot avec lequel nous avons échangé sur toutes les questions liées aux violences basées sur le genre. Nous allons à notre tour partager cette expérience dans nos familles et avec nos amis afin de lutter contre ces violences », a indiqué l’élève Annie Senga Matondo.
À l’issue de l’activité, des liens d’accès au chatbot d’IPAS ont été partagés aux élèves afin de renforcer l’information et la prévention.
Cette activité a clôturé les trois jours de célébration organisés par l’École de la Liberté à l’occasion de son 25ᵉ anniversaire.
Bob Bondo