À Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, 84 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) comparaissent depuis le mercredi 29 avril en procédure de flagrance devant le tribunal militaire de garnison.
Ces militaires, issus notamment du 3415ᵉ régiment et déployés à Walikale, sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont la fuite devant l’ennemi, la violation des consignes, la révolte ainsi que la dissipation de munitions de guerre, selon des sources judiciaires.
D’après le ministère public, les prévenus auraient abandonné leurs positions sur la ligne de front de Rutoboko face aux rebelles de l’AFC/M23. Ils sont également accusés d’avoir tiré des coups de feu en l’air, en violation des ordres de leur hiérarchie.
Les éléments présentés à l’audience indiquent que cette mutinerie présumée serait liée à des revendications portant sur le non-paiement des soldes. Le commandant de la 3ᵉ zone de défense a saisi la justice militaire, soulignant la nécessité d’un procès pédagogique et dissuasif pour l’ensemble des troupes sous son autorité.
En raison du nombre élevé de prévenus, la première audience a été consacrée à leur identification. La suite de la procédure est prévue pour le 4 mai à l’espace des Martyrs, à Kisangani.
À ce stade, les autorités militaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur d’éventuelles sanctions disciplinaires supplémentaires ni sur la situation opérationnelle dans la zone concernée.
Reagan Bin Kakani, à Bunia