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Les chefs coutumiers du Kasaï-Central, ont signé un acte d'engagement pour assouplir les amendes coutumières infligées aux femmes victimes des violences sexuelles.
La cérémonie relative à la signature de cet engagement, organisée par la structure Femme Main dans la Main pour le Développement du Kasaï (FMMDK), a eu lieu vendredi 5 février 2021, à Kananga chef-lieu de la province du Kasaï-Central, en présence notamment de l'autorité provinciale et du Haut Commissariat de Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR).
Ces chefs traditionnels se sont engagés à considérer que l'adultère dont les femmes victimes de viol sont reprochés, au sens du code pénal n'est pas une infraction et les réparations doivent être faites suivant les rites coutumières mais en assouplissant les amendes.
Dans la foulée, les signataires de cet acte, se sont aussi engagés à vulgariser les instruments juridiques qui garantissent la promotion des droits de la femme et de sensibiliser les familles disloquées à la suite des violences sexuelles à l'amour, qui appelle au pardon.
De son côté, Kambala Luse secrétaire exécutive de FMMDK, a souligné que la signature de cet engagement, est le couronnement de différents plaidoyers menés par la société civile en faveur de la femme centre Kasaïenne.
Il sied de rappeler que l'espace Kasaï en général et le Kasaï-Central en particulier, était confronté à la guerre due au mouvement coutumier Kamuina Nsapu, cette situation a engendré des viols des femmes, et aujourd'hui différentes familles ne savent pas être ensemble suite aux contraintes coutumières.
Alain Saveur Makoba à Kananga