Juillet 2016 : Le Dialogue des forces vives contre celui des politiques !

Mercredi 6 juillet 2016 - 12:03
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Face aux forces vives du Maniema, le Chef de l’Etat a été catégorique : le Dialogue va se tenir en ce mois de juillet. Avoir les données sur terrain, beaucoup se sont interrogés sur le sens de l’affirmation du numéro 1 congolais.

 

Les échos nous parvenus d’Addis-Abeba indiquent qu’une sérieuse option a été levée en ce qui concerne la tenue du dialogue. Au niveau de l’UA, le mois de juillet a été choisi comme la ligne rouge qu’il ne faudrait pas franchir sans dialogue. Comme annoncé dans notre édition d’hier, le retour de Kodjo au pays s’annonce comme celui de tous les enjeux.

 

Mais ce dialogue tant attendu, qui peine à se mettre en place, ne semble plus intéresser les forces vives de la nation. A en croire la position adoptée par ces dernières, elles préfèrent accorder la dernière chance à la classe politique congolaise. Le message qui semble de plus en plu prendre corps est : si les politiques tergiversaient et que le mois de juillet passait, les forces vives du pays vont se prendre en charge.

 

Otage

Il faut dire que l’idée d’un Dialogue réunissant toutes les forces vives du pays a pris corps et n’attend que sa matérialisation.

Face aux multiples tergiversations de la classe politique, particulièrement le groupe des conclavistes de Bruxelles, nombreux sont ceux qui en appellent à un changement de cap.

 

C’est-à-dire, que le pays se dégage de la situation d’otage dans laquelle veut le maintenir les opposants. Pour ce faire, les forces vives de chaque province doivent se retrouver à Kinshasa, dans un contexte national et essayer de trouver des solutions à la crise du pays.

 

Cette démarche vise à ignorer les politiques ou du moins à forcer ceux d’entre eux qui vont se montrer réalistes, à rejoindre le train du Dialogue à la base.

La formule commence à apparaître d’autant plus évidente que le Chef de l’Etat a annoncé le Dialogue pour juillet devant les forces vives d’une province. Le geste constitue tout un symbole et tout un message à la fois.

 

Tout laisse croire que fatigué d’attendre des politiques décidés de fait chanter la nation, Joseph Kabila veut se tourner vers les premiers et principaux concernés par la crise du pays : les populations congolaises vivant dans les 26 provinces du Congo.

 

Réveil

Du côté du peuple et de ses représentants à plusieurs degré, dont les notables des différentes provinces, l’on constate le rejet total de la logique de confrontation dans laquelle les politiques’ voudraient engager le pays.

Au niveau de la société civile aussi, l’on refuse de laisser l’initiative des événements aux seuls politiques. Au sein d cette importante composante de la société congolaise, l’on accuse les politiques de vouloir plonger le pays dans le chaos.

 

Bien plus et à titre d‘indication supplémentaire, le Chef de l’Etat a prévenu la population de la province du Tanganika, dans l’ex-Katanga, contre tous les agitateurs qui rêvent d’un bain de sang pays. Aux tanganikais, il demandé de réfléchir sur le sang de qui va couler. Une manière de dire que le Congo profond se réveille face aux enjeux de l’heure.

LP