Kinshasa : l’AETA, la NSCC et l’ASADHO sensibilisent des jeunes de Maluku, N’sele et Kimbanseke à la gouvernance locale

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Des jeunes et des leaders communautaires des communes de Kimbanseke, Maluku et N’sele, à Kinshasa, ont été sensibilisés aux principes de la gouvernance locale, dimanche 25 octobre 2026. Cette initiative a été organisée par trois organisations de la société civile : Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA), la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) et l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO).

Cette rencontre citoyenne visait à renforcer la gouvernance démocratique locale et à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population en République démocratique du Congo (RDC).

Les échanges ont notamment porté sur le suivi de l’exécution des engagements pris par les autorités locales et la prise en compte des besoins des populations dans les cahiers des charges. Les participants ont également abordé le renforcement de la collaboration entre les jeunes, les cadres de concertation et les conseillers municipaux, en vue de promouvoir le suivi et le contrôle de l’action publique à l’échelle locale.

*Jean-Claude Katende dresse l’état des lieux de la gouvernance locale*

Intervenant au cours de cette rencontre, Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, a présenté un état des lieux de la gouvernance des entités territoriales décentralisées (ETD) en RDC, en mettant particulièrement l’accent sur la ville de Kinshasa et les communes de Kimbanseke, Maluku et N’sele.

« Il nous a été demandé de parler de l’état des lieux des ETD en RDC en général et à Kinshasa en particulier, précisément dans les communes de Kimbanseke, Maluku et N’sele. Huit points sont importants à retenir », a-t-il déclaré.

Ces huit points portent notamment sur le contexte général, la gouvernance, les traités ratifiés par la RDC, les principes de gouvernance, les organes reconnus, la contribution des organisations de la société civile, les préoccupations exprimées dans les cahiers des charges ainsi que les résultats obtenus grâce aux actions menées sur le terrain.

Les participants ont également été édifiés sur les principes fondamentaux devant guider la gestion des ETD, afin de favoriser une gouvernance locale plus transparente, inclusive et responsable.

De son côté, Jonas Tshombela, coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), a présenté sept principes essentiels à la bonne gouvernance locale : la participation citoyenne, la transparence, la redevabilité, la responsabilité, l’efficacité, l’inclusion et la promotion de la paix.

« Nous avons sept principes permettant la gestion de la gouvernance locale, à savoir : la participation citoyenne, la transparence, la redevabilité, la responsabilité, l’efficacité, l’inclusion et la promotion de la paix », a-t-il souligné.

Il a également évoqué plusieurs actions que les jeunes peuvent entreprendre pour contribuer au développement de leurs communes. Il s’agit notamment de créer des cadres de dialogue entre les jeunes et les acteurs politiques, de mettre en place des mécanismes d’éveil citoyen, d’élaborer un cahier des charges spécifique à la jeunesse et de renforcer les capacités des jeunes en matière de leadership.

Les autorités locales ont, pour leur part, été invitées à multiplier les espaces de participation citoyenne, à faciliter l’implication des jeunes dans les processus décisionnels et à favoriser leur accès aux cadres de concertation.

À travers cette initiative, les trois organisations de la société civile entendent encourager la participation des jeunes et des leaders communautaires à la gestion des affaires publiques locales, afin de promouvoir la transparence, la redevabilité et le développement dans les communes de Kimbanseke, Maluku et N’sele.

ODN