Ebola en RDC : 55 nouveaux cas confirmés en 24 heures, aucune nouvelle zone de santé touchée

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L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, avec 55 nouveaux cas confirmés enregistrés en l’espace de 24 heures, alors qu’aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée durant la même période.

D’après une dépêche de la cellule de communication du ministère de la Santé parvenue ce lundi 24 août 2026 à 7SUR7.CD, le cumul fait désormais état de 5 514 cas confirmés et de 2 642 décès depuis le début de cette flambée provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola.

Au total, 57 zones de santé sur les 151 que comptent les six provinces affectées ont été touchées par l’épidémie. L’Ituri reste l’épicentre de la maladie avec 83,6 % des cas confirmés cumulés.

Malgré la persistance de nouvelles contaminations, l’absence de nouvelle zone de santé affectée au cours des dernières 24 heures constitue un indicateur suivi de près par les équipes de riposte. La surveillance reste ainsi renforcée dans les zones déjà touchées afin d’identifier rapidement les cas et d’éviter une extension de l’épidémie.

Le suivi des contacts demeure également au cœur de la stratégie de riposte. Le taux de suivi s’établit à 83,4 %, permettant aux équipes sanitaires de surveiller les personnes ayant été exposées au virus et de détecter rapidement d’éventuels nouveaux cas.

Quelque 808 patients sont encore pris en charge ou isolés dans les structures dédiées. Les équipes poursuivent parallèlement les activités de surveillance épidémiologique, de dépistage, d’isolement et de prise en charge dans les différentes provinces concernées.

Au Nord-Kivu, des missions de suivi et d’évaluation sont notamment menées dans les zones de santé de Katwa, Musienene et Butembo. Des formations destinées aux superviseurs de proximité ont également été lancées dans les pools de Butembo et de Beni.

Dans la Tshopo, les efforts portent notamment sur le renforcement des capacités d’isolement et de prise en charge, tandis qu’au Bas-Uélé, la coordination entre les équipes sanitaires et les partenaires techniques et financiers se poursuit.

Cette flambée présente par ailleurs un défi particulier en raison de la souche Bundibugyo à l’origine de l’épidémie. Celle-ci est différente de la souche Zaïre contre laquelle le vaccin Ervebo est homologué.

Le 20 août dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Africa CDC ont annoncé la mise à disposition de 70 000 doses d’Ervebo pour la RDC. Parmi ces doses, 20 000 sont destinées à un essai clinique de phase 3 visant à évaluer leur efficacité contre la souche Bundibugyo, tandis que 50 000 doivent être utilisées pour protéger les travailleurs de première ligne et les agents de santé.

L’efficacité d’Ervebo contre la souche Bundibugyo chez l’être humain reste toutefois à déterminer, le vaccin étant homologué contre la maladie à virus Ebola causée par le virus Zaïre.

Sur le terrain, la riposte repose également sur la mobilisation des communautés, le signalement précoce des symptômes, l’acceptation du dépistage, le suivi des contacts et le respect des mesures de prévention.

Avec 55 nouveaux cas confirmés en 24 heures, la circulation du virus demeure donc active en RDC. Si aucune nouvelle zone de santé n’a été touchée durant cette période, les autorités sanitaires maintiennent la surveillance afin de contenir la propagation de l’épidémie dans les six provinces actuellement affectées.

Chançard Sindani