Justice : « Il ne doit y avoir ni sanctuaire ni impunité pour les auteurs de crimes graves commis sur le territoire congolais » (Guillaume Ngefa)

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Dans le cadre de la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes commis en République démocratique du Congo, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, lors de sa présentation du bilan de sa première année au ministère de la Justice, le vendredi 22 août 2026, insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes judiciaires nationaux et internationaux afin que les responsables répondent de leurs actes.

Cette démarche vise notamment à renforcer le suivi des dossiers liés à la corruption, aux spoliations et à différents faits susceptibles de porter atteinte à l’État de droit par le processus permanent de suivi des injonctions, mis en place dans le respect de l’indépendance de la Justice.

Le ministre d’État a également annoncé l’ouverture prochaine de procès publics concernant plusieurs dossiers liés au phénomène « Folio ». Une initiative qui s’inscrit, selon lui, dans la volonté de renforcer la transparence de la Justice et de donner une réponse judiciaire aux faits présumés d’impunité et de criminalité économique.

Sur le plan international, Guillaume Ngefa entend faire de la diplomatie judiciaire un instrument au service des intérêts de la RDC. Il a notamment cité la requête introduite par la République démocratique du Congo contre le Rwanda devant la Cour internationale de Justice le 26 juin 2026, ainsi que le renforcement de la coopération avec la Cour pénale internationale.

Le ministre a également fait état de plusieurs initiatives de coopération judiciaire engagées avec différents États, dans l’objectif de faciliter la poursuite des personnes impliquées dans les crimes commis sur le territoire congolais. Pour lui, les frontières ne doivent pas constituer un refuge pour les auteurs présumés de crimes graves.

« Il ne doit y avoir ni sanctuaire ni impunité pour les auteurs et responsables de crimes graves commis sur le territoire congolais », a déclaré Guillaume Ngefa, précisant que les ressortissants étrangers pourraient également être poursuivis lorsque leur responsabilité est établie.

Le ministre d’État a également évoqué la question de la responsabilité du supérieur hiérarchique ou du commandement lorsque les conditions juridiques permettant de l’établir sont réunies. Cette approche vise notamment à élargir la recherche des responsabilités au-delà des seuls exécutants des crimes.

Interrogé par des étudiants présents dans le public, Guillaume Ngefa est revenu sur la procédure engagée devant la CIJ contre le Rwanda, mais également sur les conditions de détention dans les prisons congolaises et l’alimentation des détenus. Ces échanges ont permis de mettre en évidence les attentes de la population vis-à-vis d’une Justice capable de répondre aussi bien aux enjeux internationaux qu’aux difficultés quotidiennes des justiciables.

Pour sa deuxième année, le ministre entend ainsi consolider les mécanismes judiciaires déjà engagés et traduire les réformes en résultats concrets. L’objectif affiché est de renforcer une Justice capable de lutter contre l’impunité, de protéger les citoyens et de contribuer à la restauration durable de la confiance dans l’État.

Grâce Kenye