L’Inspection générale des finances (IGF) a lancé ce mercredi 18 août 2026 à Kinshasa un séminaire de vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028, à l’intention des responsables des administrations et services publics.
Placée sous le thème « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF: mutation du contrôle pour une meilleure gouvernance publique en RDC », cette rencontre s’inscrit dans la continuité des sessions de vulgarisation engagées depuis juin dernier auprès des différentes parties prenantes de la gestion publique.
Dans son discours d’ouverture, Emmanuel Tshibingu, Inspecteur général des finances-Chef de service adjoint, représentant l’Inspecteur général, a souligné la nécessité d’instaurer une nouvelle relation entre l’IGF et les gestionnaires publics, basée sur la prévention, l’accompagnement et la responsabilisation.

Il a rappelé les trois axes majeurs du Plan stratégique 2026-2028: la prévention, le renforcement des capacités et la digitalisation. Selon lui, cette orientation vise à faire évoluer le contrôle public vers un dispositif plus moderne, préventif et capable de corriger durablement les faiblesses structurelles de la gestion de l’État.
L’IGF entend ainsi dépasser la simple logique de constat des irrégularités pour privilégier une approche en amont, visant à identifier les failles des systèmes de gestion et à sécuriser davantage les procédures, les recettes et les dépenses publiques.
La première communication a été assurée par Godefroid Misenga Milabio, Secrétaire exécutif du COREF, sur « La réforme des finances publiques et la performance de la gestion financière publique en RDC: esquisse de bilan et perspectives »
Le professeur Kodjo Ndukama Adjayest ensuite intervenu sur « L’e-administration comme levier de performance de la gouvernance publique en RDC: approche comparative», mettant en avant le rôle du numérique dans la modernisation de l’action publique.
Moment fort de la journée, l’Inspecteur général des finances-Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahi, a présenté la nouvelle doctrine de contrôle de l’institution.
Dans son exposé intitulé « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF: quel apport à la gouvernance et à la performance des administrations et services publics ? », il a détaillé les ambitions de cette mutation et ses implications pour les gestionnaires publics.
À travers ce séminaire, l’IGF poursuit l’installation d’une nouvelle culture du contrôle public en RDC: prévenir plutôt que subir, corriger les systèmes plutôt que de seulement constater les fautes, et faire du contrôle un véritable levier de performance et de bonne gouvernance.
Chançard Sindani