Kasaï : vive tension après des incidents entre éléments de force de l'ordre et habitants à Ndjoko-Punda

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Une vive tension règne depuis plusieurs jours dans le village de Tshimbalanga, situé à environ 7 kilomètres du chef-lieu du secteur de Ndjoko-Punda, sur l'axe routier Luebo, dans la province du Kasaï.

Selon Claude Bope, membre de la société civile de Ndjoko-Punda, qui livre l'information à 7SUR7.CD ce samedi, tout a commencé le lundi 06 juillet 2026, lorsqu'un commandant de la PNC a interpellé trois jeunes surpris en train de jouer aux cartes avec des mises d'argent. C'est alors que plusieurs autres participants à ce jeu vont prendre la fuite. Ce commandant va par la suite être violemment tabassé par des individus en colère, le laissant grièvement blessé.

Face à cette situation, des éléments de l'auditorat militaire venus de Luebo sont arrivés à Tshimbalanga dans la matinée de ce samedi 11 juillet 2026 afin de mener des investigations.

Toujours selon les mêmes sources, le chef du groupement, qui tentait d'intervenir pour apaiser les tensions, a été arrêté par les militaires. Cette arrestation a provoqué une vive réaction des habitants, poussant les militaires à effectuer des tirs de sommation en l'air pour disperser la foule.

Depuis ces événements, une véritable psychose s'est installée. De nombreux habitants ont abandonné leurs domiciles. Certains se sont réfugiés dans la forêt, tandis que la majorité des enfants, femmes, jeunes et personnes âgées, ont trouvé refuge dans la cité de Ndjoko-Punda.

Les habitants affirment que le chef du secteur n'a pas réussi à maîtriser la situation. Ils dénoncent l'humiliation infligée au chef du groupement, conduit en détention devant ses administrés.

La population de Tshimbalanga affirme vivre dans la peur et lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales afin qu'une enquête impartiale soit diligentée pour faire toute la lumière sur ces événements et rétablir la paix.

Fabien Ngueshe, à Tshikapa