Le Parc national des Virunga (PNVi) annonce la naissance d'un nouveau gorille de montagne au sein de la famille Bageni. Il s'agit d'un petit mâle mis au monde par une femelle qui a récemment rejoint ce groupe après une interaction avec la famille Wilungula. Cette naissance a été observée par les équipes chargées du suivi des gorilles dans le secteur Mikeno.
Selon le Parc, il s'agit de la troisième naissance enregistrée cette année dans la famille Bageni. Avec ce nouveau bébé, ce groupe compte désormais 60 gorilles de montagne et reste ainsi la plus grande famille suivie dans le Parc national des Virunga.
Depuis le début de l'année 2026, 10 naissances ont été enregistrées dans 7 familles de gorilles du secteur Mikeno. Pour les responsables du parc, ces nouvelles naissances montrent que les efforts de protection de cette espèce continuent de produire des résultats encourageants. Le Parc a également remercié l'Union européenne, l'UNESCO ainsi que les donateurs du programme d'adoption des gorilles pour leur soutien à la conservation.
Cette bonne nouvelle intervient toutefois dans un contexte marqué par la propagation de l'épidémie d'Ebola dans l'Est. Les responsables du parc ont récemment rappelé que les gorilles de montagne sont eux aussi exposés au virus, car ils partagent environ 98 % de leur ADN avec les êtres humains.
"Ebola ne menace pas uniquement les populations humaines. Les gorilles partagent environ 98 % de leur ADN avec les humains, ce qui les rend tout aussi vulnérables au virus", ont mentionné les responsables du Parc.
Pour faire face à cette menace, les rangers et les pisteurs communautaires ont bénéficié d'une formation sur les mesures de prévention et les règles à respecter lors du suivi des gorilles. Cette formation, coordonnée par Gorilla Doctors, vise à protéger les animaux ainsi que les équipes de terrain contre une éventuelle propagation du virus.
Le Parc national des Virunga se veut néanmoins rassurant. Il indique que toutes les familles de gorilles suivies ainsi que l'ensemble du personnel de terrain sont actuellement en bonne santé. Les équipes poursuivent la surveillance quotidienne afin de préserver cette espèce menacée et de réagir rapidement en cas de risque sanitaire.
Isaac Kisatiro, à Butembo