Comme annoncé, la campagne nationale « La Jeunesse Parle Constitution » a été lancée ce vendredi 15 mai 2026 à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.
Des milliers de jeunes étudiants venus de différents coins de la capitale congolaise ont pris part à à cette activité qui a eu lieu au Centre Culturel situé dans la commune de Kasa-Vubu.
Initiée par l’acteur politique et membre de l’Union Sacrée, Serge Etinkum, cette campagne était une opportunité pour les étudiants d’échanger autour de la question du changement ou de la révision de la Constitution, qui ne cesse d’alimenter les débats au pays de Lumumba.
Dans son allocution, Serge Etinkum a indiqué que le moment est venu de réfléchir notamment sur une nouvelle Constitution.

« Cette loi fondamentale est très loin d'être parfaite. Ladite loi, constituée depuis 2006, est jusqu'à ce jour le ciment de la fondation de notre cohésion nationale. De toute évidence, 20 ans après, il est temps de penser à apporter une correction aux anomalies constatées ou simplement de penser à écrire une nouvelle Constitution. Encore faut-il que les véritables enjeux prennent le pas sur la personnalisation du débat politique », a déclaré Serge Etinkum Anza.
Dans la foulée, Serge Etinkum a estimé que « les débats institutionnels en République démocratique du Congo ne doivent pas être abordés sans la participation de la jeunesse congolaise ».
En outre, ce membre de l’Union Sacrée de la Nation, a précisé que cette initiative est portée par la volonté de renforcer la participation citoyenne des jeunes aux grandes décisions nationales, et ambitionne de créer un espace d’expression, de dialogue et de proposition autour des enjeux constitutionnels et institutionnels de la RDC.
Placée sous le slogan « Notre Constitution, Notre Voix, Notre Avenir », la campagne
repose sur 4 grandes phases :
1. Sensibilisation et information : cette première étape visera à vulgariser la Constitution, expliquer son rôle fondamental et éclairer les citoyens sur les enjeux du débat en cours. Elle comprendra notamment des capsules vidéo pédagogiques ; des infographies explicatives ; des émissions radio et télévision et des panels universitaires.
2. Consultations citoyennes : La parole sera ensuite donnée aux jeunes à travers des forums dans les universités et instituts supérieurs ; une caravane citoyenne dans plusieurs provinces ; une plateforme numérique de dépôt des propositions ; des débats communautaires dans les communes, une plateforme informatique interactive accessible via WhatsApp, permettant aux jeunes de soumettre facilement leurs propositions, préoccupations et recommandations depuis toutes les provinces du pays. Cette solution numérique a été pensée pour garantir une participation large, rapide et inclusive, y compris pour les jeunes éloignés des grands centres urbains.
3. Amplification médiatique : Les meilleures contributions issues des consultations bénéficieront d’une large visibilité grâce à des publications hebdomadaires ; des interviews de jeunes participants ; une campagne digitale autour des hashtags : #JeunesseEtConstitution ; #NotreVoixNotreAvenir, #ParlonsConstitution
4. Restitution nationale : Enfin, les recommandations recueillies seront consolidées lors d’un grand forum national ; de la publication d’un Livre blanc des propositions de la jeunesse ; d’une remise symbolique aux institutions concernées.
Outre les étudiants, cette campagne cible les jeunes entrepreneurs, les leaders associatifs, les jeunes engagés dans les partis politiques et mouvements citoyens, ainsi que la jeunesse rurale et urbaine.
Jephté Kitsita