La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) se dit prête à soutenir la mise en œuvre du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le cadre des pourparlers de paix facilités à Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23.
Dans un communiqué publié le 3 février, la MONUSCO salue « les progrès annoncés par l’État du Qatar dans le cadre des pourparlers facilités à Doha entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’AFC/M23, notamment l’accord sur des termes de référence détaillés visant à opérationnaliser le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu établi dans le cadre du dispositif de cessez-le-feu ».
La mission rappelle que son mandat, tel que défini par la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité, l’autorise « explicitement » à appuyer la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Cela inclut « une participation active et un soutien technique et logistique » à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dans le cadre du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+).
La MONUSCO reconnaît également l’implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux.
« La mission salue l’engagement constant de l’État du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, et de son médiateur, de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la Communauté de développement de l’Afrique australe, ainsi que de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Elle les encourage à maintenir et à renforcer leur soutien aux efforts de paix et de sécurité dans l’Est de la RDC », précise le communiqué.
Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du secrétaire général et cheffe par intérim de la MONUSCO, souligne la disponibilité de la mission onusienne à accompagner ce processus.
« La MONUSCO se tient prête à appuyer un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu crédible dans les limites de son mandat défini par le Conseil de sécurité et dans le plein respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo. La mission continuera d’engager de manière constructive les parties prenantes concernées au sein de l’architecture de cessez-le-feu établie et de communiquer en toute transparence sur la portée et les modalités de son appui », a-t-elle déclaré.
Enfin, la MONUSCO réaffirme son engagement à contribuer à la réduction de la violence, à la protection des civils et à la création « des conditions d’une solution politique durable » dans l’Est de la RDC.
Raphaël Kwazi