Éducation nationale : Raïssa Malu lance la digitalisation du contrôle physique des enseignants par la DINACOPE

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La ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel du processus de digitalisation du contrôle physique des enseignants, une réforme majeure pilotée par la Direction nationale du contrôle et de la paie des enseignants (DINACOPE).

La cérémonie s’est tenue dans l’enceinte de l’Institut de la Gombe, à Kinshasa. Dans sa brève allocution, la ministre a souligné que ce lancement marque une étape décisive dans la modernisation du système éducatif congolais, conformément à la vision du Président de la République, qui fait de l’éducation le levier principal du développement de la République démocratique du Congo.

« Ce lancement n’est pas un événement isolé. Il constitue une réponse concrète aux engagements pris dans le Plan quinquennal 2024-2029, plus précisément à l’objectif stratégique 4, qui vise la modernisation du système éducatif par l’intégration des technologies de l’information et de la communication. La transition du format papier vers le digital au sein de la DINACOPE répond à un impératif de bonne gouvernance », a déclaré Raïssa Malu.

La ministre a indiqué que la digitalisation du contrôle physique des enseignants permettra une gestion plus rigoureuse et optimale des effectifs, en vue de supprimer les doublons et irrégularités qui alourdissent inutilement la chaîne de la paie.

«En numérisant le contrôle physique des enseignants, nous renforçons la transparence et l’efficacité administrative. Ce système intégré permettra une gestion fiable et sécurisée de la base de données des enseignants, une optimisation des effectifs par l’élimination des doublons et des carences, ainsi qu’une meilleure traçabilité des mouvements du personnel enseignant sur l’ensemble du territoire national », a-t-elle ajouté.

Raïssa Malu a également rassuré quant à la généralisation rapide de ce processus à l’échelle nationale. À cette occasion, elle a procédé à la remise symbolique de matériels informatiques aux provinces.

« Les tests concluants menés à Kinshasa et dans le Kongo Central nous permettent aujourd’hui d’envisager la généralisation de ce dispositif à l’échelle nationale. La remise symbolique de 1 260 tablettes, 302 ordinateurs et d’un serveur, avec l’appui du projet PERSE, dote les services des outils nécessaires pour mener à bien cette mission stratégique. Au-delà de l’aspect technique, cette digitalisation prépare la délivrance prochaine des cartes de service biométriques à puce, qui feront également office de cartes bancaires et de portefeuilles électroniques, facilitant ainsi la paie des enseignants, y compris dans les zones les plus reculées », a-t-elle précisé.

Avant de clore son intervention, la ministre a insisté sur le fait que l’innovation technologique doit être le moteur d’une administration scolaire performante, réaffirmant la détermination de son ministère à rationaliser la gestion des ressources humaines au bénéfice des enseignants et des élèves.

Prenant la parole à son tour, le Secrétaire général a.i. à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Alexis Yoka, a souligné que cette initiative fait suite aux nombreuses réclamations des enseignants, notamment en rapport avec les retards récurrents dans le paiement des salaires.

« Après une analyse approfondie, il a été décidé de digitaliser le contrôle physique des enseignants en prélude à la digitalisation complète de la paie. La conversion des données physiques en format numérique marque le début d’une transformation majeure. L’utilisation des tablettes pour le contrôle mensuel et la numérisation des mouvements et des données de paie nous permet de franchir un cap vers une gestion plus efficace, transparente et en temps réel0 », a-t-il expliqué.

Selon le Secrétaire général a.i., dès le mois de février, ce processus s’étendra à l’ensemble des provinces pilotes avant une généralisation progressive sur toute l’étendue du territoire national. Il a salué la clairvoyance et le leadership de la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, notamment pour les réformes engagées, dont l’intégration de l’intelligence artificielle dans la correction des examens d’État.

« Ce projet de digitalisation et de biométrie, au-delà de la technologie, porte une ambition collective : renforcer la confiance, l’efficacité et la transparence au sein de l’administration scolaire. Il s’agit d’un pas décisif vers une éducation nationale plus performante et tournée vers l’avenir, en droite ligne avec le Plan quinquennal 2024-2029 », a-t-il conclu.

Il convient de noter que depuis sa prise de fonctions à la tête du ministère de l’Éducation nationale, Raïssa Malu multiplie les initiatives visant à améliorer les conditions de travail et de vie des enseignants sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.

ODN