Procès Mutamba : La VSV plaide pour un verdict impartial

Dimanche 31 août 2025 - 11:52
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L'ONG de défense des droits de l'homme, la Voix des Sans Voix (VSV), s'est exprimée au sujet de l'affaire opposant l'ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, au ministère public relative à un présumé détournement des fonds alloués à la construction d'une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, et dont le verdict est attendu ce mardi 2 septembre 2025.

Dans un communiqué publié le vendredi 29 août 2025 et consulté par 7SUR7.CD, l'organisation appelle la Cour de cassation à dire le bon droit.

« La VSV espère que la Cour de cassation prononcera son verdict en toute impartialité, sans interférences politiques et en se conformant uniquement aux prescrits de la loi. Si les faits sont avérés et établis dans cette affaire en lien avec le détournement des fonds destinés aux victimes de violations graves et massives des droits humains en guise de réparation, la justice congolaise doit agir de sorte que les auteurs répondent effectivement de leurs actes. Par contre, s'il n'en est pas le cas, que la justice acquitte M. Constant Mutamba », indique ce communiqué. 

La VSV invite également les uns et les autres à accepter le jugement qui sera rendu, soulignant notamment la morale tirée de ce procès.

« Pour la VSV, quel que soit le verdict qui sera rendu, l'organisation et la tenue de ce procès ne constitueront pas moins une belle leçon pédagogique par rapport à la lutte contre le détournement des fonds destinés aux victimes d'atrocités et de violations graves et massives des droits humains. Aussi, la VSV demande-t-elle aux uns et aux autres de garder la tête froide et leur calme jusqu'au prononcé du verdict qui ne sera pas une étape ultime en cas de non satisfaction des uns et des autres, car le droit de saisir d'autres juridictions ou mécanismes des droits de l'homme au niveau national ou international est reconnu à tout le monde, à chaque partie au procès conformément aux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits humains », poursuit ce document.

Cette organisation de la société civile, par ailleurs, note en ce procès une interpellation pour toutes les autorités congolaises et les personnes appelées à gérer la chose publique, à le faire dans la transparence et pour l'intérêt général afin d’éviter le risque d'être inquiétées par la justice. 

Christel Insiwe

 

AfroPari Août 2025