Des nuages épais d’incertitudes continuent de s’amonceler autour de la RDC où des populations entières sont dans l’ignorance totale des options levées par les responsables pour faire face à l’échéance de novembre 2016 qui apparait de plus en plus maintenant comme un » trou noir » aux yeux du monde entier !
En effet, à deux mois de la fin de l’année 2015 aucune élection inscrite au calendrier élaboré par la Commission électorale nationale indépendante n’a été tenue.
Des consultations menées tambour battant par Joseph Kabila dans la perspective de la tenue d’un dialogue politique inclusif ont eu l’effet d’une lettre morte et rien ne présage qu’il pourrait avoir de suite un jour afin de mettre un terme à la crise multiforme qui secoue le pays depuis plus d’une décennie !
Alors que de nombreuses réformes annoncées étaient arrêtées faute d’argent (selon les dirigeants), il a été décidé de mettre en application l’article 2 de la constitution ayant trait à un découpage territorial. De 11 le nombre de provinces doit passer à 26.
Pendant le même laps de temps ordre avait été donné à la CENI de procéder à l’organisation de l’élection de gouverneurs et vice-gouverneurs. Cette démarche n’a pas été suivie d’effet car à la place les dirigeants ont décidé de procéder à la désignation de Commissaires spéciaux appelés à se substituer aux gouverneurs. Par le temps qui court, aucun Commissaire spécial n’a été désigné !
Une relecture froide de la situation
A leur présente les architectes de diverses combinaisons destinées à franchir l’année 2015 sans rien réaliser étudieraient de nouveaux plans pour faire avaler de nouvelles pilules amères aux populations sans broncher. Il semble que pour ces experts il faut laisser venir le mois de novembre 2016 avec ses mystères… et advienne que pourra !
Mais des observateurs avisés de la situation politique actuelle du pays conseillent auxdits architectes de procéder à une relecture froide des événements du janvier 2015, de la fronde du G7 et de la fracture sociale actuelle pour comprendre la dangerosité de combinaisons qu’ils proposent aux » glisseurs » potentiels et à ceux qui veulent accompagner ces derniers dans leur périlleuse aventure en 2016 et dans les années qui suivront.
Oui, le mois fatidique de novembre 2016 arrive au galop. Il y a lieu d’y réfléchir murement pour ne pas être désagréablement surpris par l’impondérable.
Le Premier ministre belge avait donné la première alerte sur la situation en République démocratique du Congo en parlant du haut de la tribune de l’ONU de la tentative de tripatouiller la constitution pour des raisons politiciennes !
Nous pensons quant à nous qu’il s’agit là d’un appel à prendre en compte et d’en faire un éclairage nouveau pour mieux appréhender l’avenir proche du pays.
Par Kambale Mutogherwa