
Réunies à Addis-Abeba, l’ONU, l’UE, l’UA, l’OIF, la Monusco, la CIRGL et la SADC sont décidées à mettre sur orbite ce forum de tous les espoirs.
L’intervention du président de la République, Joseph Kabila, le 30 juin en marge de la fête de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, a fait bouger les lignes. Notamment sur le front du Dialogue politique national. En témoigne cette première réunion du Groupe de soutien à ce forum tenue le lundi 4 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie. L’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine, l’OIF, la Monusco, la CIRGL et la SADC ont décidé de mettre la main à la pâte pour faire évoluer le processus électoral, lequel fait du surplace jusqu’ici. Ces organisations internationales recommandent la tenue du Dialogue dans les meilleurs des cas avant la fin du mois de juillet courant. Pas seulement. Elles ont convenu aussi de mobiliser des soutiens en faveur de la Centrale électorale pour réviser ou produire un fichier électoral.
Pour réussir son pari, le Groupe de soutien à la facilitation s’engage à entreprendre des consultations avec les forces politiques opposées au dialogue tel que convoqué en septembre 2015 par le chef de l’Etat Joseph Kabila. Ces forces politiques, muées en "Rassemblement pour la défense des valeurs de la République " à Genval, en Belgique, coordonné par Etienne Tshisekedi, ont redit leur opposition à ce Forum.
C’est dire que le défi pour le groupe de soutien consistera à convaincre l’opposition anti dialogue à s’asseoir sur la même table que le camp de l’opposition pro dialogue mené par Steve Mbikayi, Arthur Z’Ahidi Ngoma, Bitakwira et autres.
Au regard de la radicalisation de la position du " Rassemblement pour la défense des valeurs de la République ", qui, lors de la restitution de Genval, a dit rejeter le dialogue convoqué par le président Kabila au profit du dialogue de l’ONU pour discuter des questions liées au processus électoral actuellement dans l’impasse, la tâche s’annonce tout de même ardue pour le Groupe de soutien.
En marge de cette réunion de la capitale éthiopienne, le chef de la Monusco, a informé l’auditoire de la situation politique qui prévaut en RD Congo. Selon le communiqué de l’UA remis aux médias, Maman Sidikou a mis un accent particulier sur l’état d’avancement en ce qui concerne les efforts visant à convoquer le dialogue national. Le patron de la mission onusienne en RDC a insisté sur la nécessité de soutenir Edem Kodjo afin que ce Forum démarre effectivement.
Le chef de l’Etat Joseph Kabila a appelé depuis l’année dernière à ce dialogue politique national pour permettre la tenue d’élections apaisées en RDC.
Mais tous ne partagent pas cette idée dans la classe politique congolaise où certains opposants voient en cette initiative des astuces de la famille politique du chef de l’Etat pour maintenir au pouvoir leur joker au-delà de son mandat. Didier KEBONGO