Kasai-Central : à son tour, l'union sacrée exige la démission du gouverneur

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La contestation contre le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moïse Kambulu Nkonko, prend une nouvelle dimension. Les présidents fédéraux des partis politiques et regroupements politiques membres de l’Union sacrée de la Nation dans cette province réclament son départ "immédiat". Dans une déclaration politique exploitée par 7SUR7.CD ce vendredi 06 octobre, ils dressent un réquisitoire contre sa gestion, qu’ils jugent marquée par l’opacité financière, le manque de réalisations visibles et l’absence de leadership.

D’entrée de jeu, les signataires évoquent une crise profonde qui, selon eux, nécessite une remise en question à la tête de l’exécutif provincial. Ils estiment que la province a besoin d’une nouvelle équipe dirigeante, capable de rassembler ses différentes composantes et de placer le bien-être de la population au centre de l’action publique. Ils déclarent à ce sujet. 

« Notre province connaît une crise profonde, multiforme et variée. Cela nécessite une remise en question immédiate, qui pourra aider le Kasaï-Central à avoir un nouveau capitaine et un équipage compétent, consensuel, incarnant la probité morale et soucieux du bien-être de son peuple», lit-on dans la Déclaration. 

Sur le plan financier, les responsables de l’Union sacrée mettent en cause la gestion des recettes provinciales mobilisées par la Direction générale des recettes du Kasaï-Central, DGK. Ils dénoncent une utilisation opaque de ces ressources, qu’ils estiment pourtant indispensables au financement des projets de développement. Leur déclaration évoque notamment « la gestion calamiteuse et opaque des fonds publics ainsi que la prédation sans mesure des recettes mobilisées par la DGK ».

Face à ces différents griefs, l’Union sacrée s’adresse directement aux députés provinciaux. Elle leur demande de prendre leurs responsabilités et d’engager la procédure de déchéance de l’ensemble du gouvernement provincial, y compris son chef.

Mais les signataires proposent également une autre issue au gouverneur : celle d’un départ volontaire. Leur exigence est sans équivoque.

« Si le gouverneur veut sortir avec honneur et dignité, qu’il démissionne immédiatement et sans condition », ont-ils noté. 

Il sied de rappeler que cette prise de position intervient pendant que plusieurs déclarations sont déjà enregistrés demandant au gouverneur de démissionner. 

Alain Saveur Makoba