Lubumbashi : les organisations de la société civile lancent une étude sur le bois-énergie et la préservation des forêts de Miombo

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Les organisations de la société civile, en collaboration avec des institutions universitaires et environnementales, ont lancé à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, une étude consacrée aux dynamiques du bois-énergie et à la préservation des forêts de Miombo dans le Grand Katanga, vendredi 02 octobre 2026.

Cette recherche-action, intitulée « Les forêts de Miombo à l’épreuve de la transition énergétique », est menée notamment par la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), l’Observatoire Congolais de l’Environnement (OCE), le Parc national de l’Upemba, l’Université Nouveaux Horizons et l’Université de Lubumbashi. Elle vise, d'après les organisateurs, à mieux comprendre la forte dépendance des populations au bois-énergie, à déterminer la part de l’exploitation minière dans la déforestation et à identifier des solutions énergétiques durables adaptées aux réalités locales.

Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la CORAP, a expliqué que cette étude s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transition juste de la RDC. Il a fait savoir que le « Livre blanc » élaboré dans le cadre de cette réflexion met notamment en évidence la nécessité d’une meilleure coordination des politiques sectorielles liées aux mines, aux forêts, à l’environnement et à l’énergie.

« Il était question pour nous d’établir le contexte sur la transition juste en RDC, qu’est-ce qui se passe dans le secteur minier, forestier, environnement, énergie et tous ces autres secteurs connexes », a-t-il déclaré à la presse.

Pour Emmanuel Musuyu, la participation des communautés locales dans les politiques de développement et de gestion des ressources naturelles figure également parmi les préoccupations soulevées par la CORAP.

« Le niveau de la participation des populations ou des communautés locales dans les différentes stratégies, outils politiques de développement mis en place, cette participation est très faible ou elle n'existe pas formellement. Il est justement plus évident aujourd'hui de capitaliser les connaissances de ces communautés, de ces leaders locaux, de ces chefs coutumiers qui regorgent vraiment beaucoup de choses qui peuvent être utilisées sur le plan scientifique et sur le plan développement », a souligné Emmanuel Musuyu.

Pour le professeur Martin Mpinga, secrétaire général de l’Observatoire Congolais de l’Environnement, la séance d’échange avait pour objectif de recueillir les avis de différentes parties prenantes afin d’affiner la méthodologie de l’étude. Il a appelé ainsi les institutions publiques à une implication totale dans le processus.

« C'est une affaire de tout le monde, c'est une affaire de tout Congolais pour le meilleur, pour le bénéfice de l'ensemble des Congolais, des Haut-Katangais et du Grand Katanga dans l'ensemble », a-t-il martelé. 

Après cette étape de consultation, les organisateurs vont intégrer les différentes contributions recueillies afin de finaliser la méthodologie avant le déploiement des équipes sur le terrain. L’étude devra particulièrement se pencher sur la consommation du bois-énergie dans le Grand Katanga. Les chercheurs devront également documenter les effets de cette situation sur les populations, notamment sur la santé des femmes et des enfants, tout en examinant l’impact des activités minières sur les forêts de Miombo.

Patient Lukusa, à Lubumbashi