La pression politique s’intensifie autour de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum. À l’approche de la session parlementaire de septembre, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti de Jean-Marc Kabund, appelle à une mobilisation « massive » à Kinshasa pour s’opposer à la nouvelle délibération du texte, annoncée au Parlement le 15 septembre 2026.
En pleine tournée dans les différentes fédérations de son parti, le secrétaire général de l’A.Ch, Tonay Atwana Jean Paleki, a invité la population kinoise, particulièrement celle de la Tshangu, à se mobiliser massivement et à se rendre devant le Palais du peuple le jour de la plénière.
À l’en croire, cette mobilisation doit permettre aux Kinois d’exprimer leur opposition à la nouvelle délibération et d’exiger le respect de l’ordre constitutionnel.
« La plénière est publique. Nous allons y participer. Qu’elle se tienne à 1 h du matin, à 2h ou à 3 h, nous allons nous rendre au Palais du peuple pour y participer. Parce que le Palais du peuple est réservé aux représentants du peuple, nous y serons », a déclaré Jean Paleki.
La mobilisation de l’A.Ch intervient alors que la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum doit revenir devant le Parlement au cours de la prochaine session ordinaire de septembre.
Le texte avait déjà été adopté en termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat, avant d’être soumis au contrôle de la Cour constitutionnelle. Celle-ci l’avait déclaré conforme à la Constitution, tout en formulant treize réserves destinées à encadrer son application.
Le Président de la République avait ensuite demandé une nouvelle délibération du texte afin que les observations formulées par la Haute Cour soient directement intégrées dans la loi. Cette démarche vise, selon les autorités, à en renforcer la clarté et la sécurité juridique.
Cette volonté a été exprimée dans une lettre adressée, le 10 août 2026, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. L’Assemblée nationale a déjà annoncé l’inscription de cette question à l’ordre du jour de la session parlementaire de septembre. La plénière du 15 septembre devrait ainsi constituer une étape importante dans le processus de réexamen de cette loi.
Junior Ika