La jeunesse d’Ensemble pour la République, parti de l'opposant Moïse Katumbi, est descendue dans la rue pour contester le format des consultations annoncées par le président Félix Tshisekedi, ce samedi 29 août 2026, et réclame un dialogue inclusif, placé sous la médiation de la CENCO et de l’ECC.
Cette mobilisation visait notamment à exprimer leur opposition au format des consultations annoncées par le chef de l’État lors de son discours à la nation.
Pour John Mbangu, président provincial de la Ligue des jeunes d’Ensemble pour la République dans le Haut-Katanga, qui s'est exprimé à 7SUR7.CD, cette position ne concerne pas uniquement les militants de son parti, mais s’inscrit dans une revendication plus large de la jeunesse congolaise.
« L'objectif de notre marche organisée ce samedi 29 août à Lubumbashi était de dire au président Tshisekedi que nous rejetons, pas seulement nous, jeunesse d’Ensemble pour la République, mais la jeunesse congolaise de manière générale, les consultations qu'il a annoncées. Nous les rejetons et nous n'accepterons pas son dialogue exclusif », a-t-il déclaré.
La jeunesse d’Ensemble pour la République plaide ainsi pour un processus réunissant toutes les composantes de la société congolaise. Elle souhaite également que ce dialogue soit encadré par des acteurs religieux.
« Nous voulons un dialogue inclusif avec toutes les filles et tous les fils de la République et c'est ce dialogue-là que nous exigeons. Un dialogue qui doit être sous la médiation de la CENCO et l’ECC », a poursuivi John Mbangu.
Interrogé sur l’organisation de cette manifestation alors qu’Ensemble pour la République est membre de la coalition C64, qui prévoit également une marche le 15 septembre prochain, John Mbangu affirme que cette mobilisation ne remet pas en cause la participation de son parti à cette prochaine action.
Il insiste plutôt sur le caractère actif de la jeunesse de Moïse Katumbi, qui, selon lui, peut se mobiliser sans attendre une consigne formelle lorsque la situation du pays l’exige.
« Moïse Katumbi a une jeunesse politique active. Chez nous, il n’est pas question de dire que nous attendons le mot d'ordre. Chez nous, nous agissons lorsque la République est en danger. Raison pour laquelle aujourd'hui, elle s'est sentie obligée de se prendre en charge pour dire au président Tshisekedi que son initiative va tout simplement rendre les choses compliquées. Et cette solution, nous pourrons l'avoir qu'à travers un dialogue sincère. Ce qui est vrai, même le 15, nous serons aussi avec la C64, une date que nous avons déjà mentionnée dans nos agendas », a-t-il rassuré.
La jeunesse d’Ensemble pour la République entend donc maintenir la pression autour de sa principale revendication pour un dialogue qu’elle souhaite inclusif et impliquant l’ensemble des forces vives de la République démocratique du Congo.
Patient Lukusa, à Lubumbashi