Débat sur la Constitution : le CSAC met en garde contre les attaques personnelles et les discours de haine

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Le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) a attiré l'attention des professionnels des médias sur la manière dont devraient être menés les débats autour du référendum et de la révision de la Constitution.

Dans un communiqué publié ce lundi 22 juin 2026, cette institution d'appui à la démocratie a rappelé que la liberté d'expression, garantie par la Constitution, s'exerce dans le respect de la loi, de la dignité humaine, de l'ordre public, ainsi que des règles d'éthique et de déontologie professionnelles.

Le CSAC invite, à cet effet, tous les acteurs impliqués dans ce débat à respecter les points de vue divergents.

« Le CSAC invite les acteurs favorables comme ceux opposés à toute initiative référendaire ou de révision constitutionnelle à privilégier le débat d'idées, la confrontation argumentée des points de vue et l'échange respectueux des opinions. Les médias doivent demeurer des espaces de dialogue et d'information au service de l'intérêt général, et non des tribunes d'invectives ou de règlements de comptes. Le Conseil exhorte l'ensemble des participants aux débats publics à s'abstenir de toute forme d'attaque personnelle, de propos injurieux, diffamatoires ou dégradants à l'égard des personnes, ainsi que de tout discours susceptible d'inciter à la haine, à la violence, à l'intolérance ou à la division entre Congolais », peut-on lire dans ce communiqué.

Pour le CSAC, les questions constitutionnelles doivent être abordées avec la hauteur de vue qu'exige leur importance pour la nation. Elles appellent à des analyses fondées sur les faits, le droit, l'intérêt supérieur du pays et le respect des institutions de la République.

L'organe de régulation appelle également les animateurs d'émissions politiques à assurer une modération rigoureuse des débats, à veiller au respect mutuel entre les intervenants et à recadrer systématiquement tout invité qui s'écarterait des exigences de courtoisie, de retenue et de responsabilité imposées par l'éthique et la déontologie professionnelles.

« Le rôle du journaliste ne saurait se limiter à distribuer la parole. Il consiste également à garantir la qualité du débat, à faire respecter les règles de la communication démocratique et à empêcher que l'espace médiatique ne devienne un vecteur de tensions ou de conflits », souligne le communiqué.

Par ailleurs, le CSAC encourage la production d'émissions à caractère pédagogique permettant aux citoyens de mieux comprendre les enjeux juridiques, institutionnels, politiques et sociaux liés au référendum et à la révision de la Constitution, dans le respect du pluralisme des opinions et du droit du public à une information complète et équilibrée.

Christel Insiwe