Affaire Philémon Yav : la défense sollicite la comparution du général d’armées Célestin Mbala comme renseignant

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Le procès du lieutenant-général Philémon Yav devant la Haute Cour militaire évolue progressivement vers la manifestation de la vérité. À l’audience de ce vendredi 20 février 2026, Me Parfait Kanyanga, chef du collectif des avocats de la défense, a sollicité la comparution du général d’armées Célestin Mbala Munsense en qualité de renseignant.

Selon l’avocat, l’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo est appelé à éclairer la Cour sur son appréciation de la conduite du lieutenant-général Philémon Yav à l’époque où ce dernier exerçait les fonctions de commandant des opérations.

« Notre client affirme avoir été placé sous la gestion du chef d’état-major général de l’époque, le général d’armées Célestin Mbala Munsense. C’est lui qui avait décidé de sa nomination comme coordonnateur, qui assurait son encadrement et recevait les rapports. Il est donc important qu’il comparaisse afin de répondre aux questions de la défense et d’éclairer la Cour. Il ne s’agit pas seulement de se fonder sur un message dont il est allégué qu’il n’aurait pas été transmis au chef d’état-major général, mais de permettre un débat contradictoire sur l’attitude de notre client durant son commandement », a plaidé Me Parfait Kanyanga.

« Requête acceptée », a réagi le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Mutombo Katalay Tiende Joseph.

La Cour a également accédé à une autre demande de la défense consistant à rappeler à la barre, en qualité de renseignants, le lieutenant-général Ndima Kongba Constant, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu ; le général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, ancien conseiller en communication dudit gouverneur ; ainsi que le général de brigade Mwehu Lumbu Evariste, commandant du secteur opérationnel Sukola II Sud au Sud-Kivu.

Ces trois officiers avaient déjà comparu devant la Haute Cour militaire. Ils avaient déclaré avoir appris, de la bouche du défunt général Cirimwami, que le lieutenant-général Philémon Yav lui aurait montré un message téléphonique prétendument adressé par le général rwandais James Kabarebe, par l’entremise de son assistant particulier nommé Senkonko.

La défense conteste cette version des faits et estime qu’il s’agirait d’un groupe animé par un sentiment de frustration ayant conspiré contre son client. Les avocats affirment disposer de questions susceptibles d’étayer cette thèse.

Les quatre renseignants, le général d’armées Célestin Mbala Munsense, le lieutenant-général Ndima Kongba Constant, le général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain et le général de brigade Mwehu Lumbu Evariste, sont attendus à la prochaine audience fixée au 12 mars 2026.

ODN