Kwilu : 3 morts et plusieurs blessés lors de violents affrontements entre policiers et Kuluna à Panu

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Dans la matinée de ce mardi 3 février 2026, dans la cité de Panu, situé dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu, de violents affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des présumés gangs Kuluna. Le bilan provisoire fait état d’au moins trois (3) morts, dont deux (2) policiers et un (1) civil, ainsi que de plusieurs blessés graves. Parmi les victimes, un commandant de police a été grièvement tabassé.

Joint par 7SUR7.CD, Arsène Kasiama Pipete, coordonnateur de la société civile locale, a confirmé ces informations.

Ces violences font suite de l’arrestation de trois chefs présumés de gangs Kuluna opérant dans la cité. Mécontents, leurs partisans ont rapidement organisé une riposte violente contre la police, plongeant Panu dans le chaos.

Entre 6h et 8h, des coups de feu nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers. Les policiers ont été confrontés à un grand nombre de Kuluna armés de machettes, lances et pierres.

Selon des sources locales, les assaillants ont attaqué le commissariat de police, libérant plusieurs détenus et aggravant ainsi l’insécurité. Vers 9h, le calme n’était toujours pas totalement rétabli et des échauffourées se poursuivaient dans certains secteurs.

La panique s’est emparée de la population. De nombreux habitants ont fui leurs domiciles, certains traversant la rivière Kasaï pour se mettre à l’abri. La cité est paralysée: marchés, écoles, hôpitaux et services publics ont suspendu leurs activités.

Des violences ont également été signalées aux alentours du couvent des missionnaires Oblats de Marie Immaculée, en raison de sa proximité avec le commissariat et l’hôpital où sont pris en charge les blessés et déposés les corps des policiers décédés.

Face à ce que plusieurs observateurs qualifient de situation, les autorités d’Idiofa et de Kikwit ont été alertées. La population redoute une aggravation de l’insécurité si des mesures rapides ne sont pas prises pour rétablir l’ordre.

Chançard Sindani, à Kenge