
La plateforme politique LAMUKA, qui soutient l'opposant Martin Fayulu Madidi, appelle le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, à se saisir de l'affaire concernant l'agression dont ses militants ont été victimes de la part d'un groupe identifié comme étant la branche Forces du progrès de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lors d'une matinée politique tenue le 23 février dernier à Kinshasa.
Selon le professeur Matthieu Kalele, coordonnateur de cette coalition politique et signataire de cette déclaration publiée ce mardi 25 février, Karim Khan, en séjour à Kinshasa, devrait inscrire cette branche de l'UDPS sur la "liste des groupes terroristes".
"Par conséquent, LAMUKA invite le procureur de la Cour pénale internationale, en mission en République démocratique du Congo, à inscrire les milices politiques Forces du Progrès et la Brigade spéciale de l'UDPS sur la liste des groupes terroristes coupables de graves violations des droits de l'homme. LAMUKA charge enfin son avocat (...) de saisir les instances judiciaires compétentes pour que justice soit rendue à l'ADD Congo, à son président national ainsi qu'à tous les militants", lit-on dans la déclaration.
Selon la note, les membres et cadres du parti Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD Congo), dont son président national, Prince Epenge, ont été attaqués par des individus armés de machettes, couteaux, bâtons et autres.
"Au moment où LAMUKA, d'une part, est préoccupée par la crise multidirectionnelle qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et, d'autre part, soucieuse de ne ménager aucun effort pour parvenir à la cohésion nationale afin d'endiguer la crise politique, sécuritaire, économique et sociale qui a atteint son paroxysme avec la chute armée de Goma et de Bukavu, c'est en ce moment crucial où l'existence de l'État est menacée, que l'UDPS, à travers sa milice "Force du Progrès", s'évertue à briser tout élan de cohésion et d'unité nationale, pourtant réclamée par le peuple congolais. LAMUKA fustige le fait qu'en pleine matinée politique, les membres et cadres de l'ADD Congo aient été sauvagement attaqués à l'arme blanche : couteaux, machettes, marteaux, bâtons et pierres par les milices de l'UDPS, Forces du progrès", lit-on dans la note.
Le bilan dressé par cette plateforme politique de l'opposition indique : vingt-quatre (24) militants de l'ADD Congo grièvement blessés ; son président fédéral du Mont Amba porté disparu ; son secrétaire contraint de vivre dans la clandestinité ; plusieurs militants arrêtés et torturés ; et des biens (chaises en plastique, matériel de sonorisation et autres) saccagés et pillés.
Murphy Fika