
C’est le leader de l’UDPS en personne qui a présidé hier dans la soirée dans l’une des salles des réunions de l’hôtel le Chateau du Lac à Genval près de Buxelles l’ouverture solennelle de la conférence de Bruxelles consécrée à jeter les bases du dialogue nationale attendu. Lors de son discours des circonstances, Etienne Tshisekedi a d’abord demandé une minute de silence en mémoire de nos compatriotes régulièrement assassinés et violés à Beni et ses environs. Ensuite, il a relevé que cette conférence est appelée à rassembler autour d’une
table ses frères et soeurs pour échanger sur la grave crise qui déchire le pays depuis bientôt vingt ans sous les yeux et les oreilles de la communauté internationale. Tel fut l’un des points du message qu’il avait adressé à la nation congolaise le 13 décembre 2013 et qui aboutit à ces assises.
Notre pays est l’un des plus riches d’Afrique mais curieusement ses habitants croupissent dans une misère indicible, s’est écrié le leader de l’UDPS et initiateur de cette conférence. Raison pour laquelle le dialogue que nous souhaitons aura pour tâche de réfléchir sur cette crise grave et particulièrement le processus électoral qui déchire la nation en vue d’y apporter des solutions.
Aussi, a-t-il indiqué, pour que les dites décisions soient réellement appliquées, il faut joindre au médiateur Edem Kodjo quatre délégués de la communauté internationale, notamment celui de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, des Etats-Unis d’Amérique et des Nations-Unies.
Tout au début de cette manifestation, Etienne Tshisekedi qui est arrivé à 19 heures 30 locales, a posé deux actes significatifs sur le plan politique. Avant son adresse, il a effectué le tour de la table d’honneur occupée par les chefs des principales délégations politiques pour serrer la main à chacun d’eux.
Ensuite, il est revenu sur les deux principes fondamentaux du respect du délai constitutionnel et de la constitution elle-même telle que votée en 2006 lors du référendum. Objet de la montée de la fièvre et l’une des revendications indiscutables de la classe politique et sociale, a renchéri Joseph Olenghankoy ainsi que d’autres leaders des forces vives et politiques.
On rappelle que durant la matinée, les leaders politiques réunis en comité préparatoire ont procédé à des réglages préliminaires sur les points qui seront fixés à l’ordre du jour des débats de ce matin. Une journée de tous les dangers qui sera consacrée à la présentation des cahiers des charges de chacune des délégations avant le toilettage qui se clôturera par la déclaration finale sur laquelle chacun des chefs des principales délégations apposera sa signature. F.M.