Proposition de loi sur le référendum : Majorité et Opposition se regardent en chiens de faïence !

Vendredi 2 octobre 2015 - 11:26

Avançant dans un climat de suspicion et de méfiance généralisée, la classe politique congolaise est sur les nerfs. D’un côté, l’Opposition épie, non sans tenter de décrypter à la minuté les moindres faits et gestes de la Majorité.
De l’autre côté, cette dernière continue à dénoncer les procès d’intention malveillants de sa rivale, sur fond de désinformation générale et de subjectivité intentionnelle.

Alors que les deux camps viennent tout juste de s’imposer une trêve dans la longue et épuisante bataille autour de l’opportunité ou non du dialogue, voilà qu’un nouveau front s’est ouvert.

Tel est en ce moment le cas autour de la soi-disant proposition de loi portant sur le référendum. Le projet n’a encore rien de formel et ne vise rien de concret, sinon un simple énoncé de principe. L’Opposition y voit cependant un énième coup fourré de la Majorité contre la Constitution.

Le plus impératif

Disons que ledit projet de loi porte sur les principes. Il vise à proposer une révision des modalités et de la procédure liées au référendum. Il s’agit plutôt de voir comment modifier les modalités portant organisation du référendum.

Techniquement parlant, la proposition de loi ne semble pas poser un grave problème de morale de droit. C’est le contexte et le moment qui s’y prêtent le moins.

D’où l’Opposition a relancé son union sacrée en vue de faire échec à cette proposition de loi. Estimant que si l’on modifie les règles du jeu en ce qui concerne la question du référendum, la Majorité trouvera une brèche où s’engouffrer et concrétiser son vœu.

A travers une de ses têtes d’affiche, l’Opposition insiste sur le fait qu’il n’y a ni besoin, ni opportunité d’avoir une loi ordinaire, à l’instar de la loi électorale pour organiser le référendum en dehors de tout projet, toute proposition ou toute pétition visant la révision constitutionnelle.

L’Opposition refuse ainsi catégoriquement d’envisager la mise en place d’une loi intemporelle concernant le référendum. Pour autant argument-elle que les questions à soumettre au référendum diffèrent suivant le contexte, car tout dépendant de ce sur quoi l’on tient à consulter’ la population ainsi que la forme dans laquelle on consulte cette dernière.

Une nouvelle bataille est lancée. Bien malin qui pourra en prédire le dénouement, surtout que pour le moment, et contrairement aux différents épisodes des confrontations précédentes, la Majorité n’a pas encore réagi à un seul des coups de feu en enfilade tirés par l’Opposition.

Pour l’heure, cette famille politique s’attèle plutôt à colmater les brèches laissées par le G7 à l’hémicycle. Ce colmatage apparaît de loin plus urgent et plus capital pour les troupes kabilistes que l’invitation au pugilat leur adressée par l’Opposition.

Par LP