Il n’y a plus aucune illusion à se faire. La RDC se trouve dans l’impossibilité de tenir le pari du processus électoral et de son corollaire : le calendrier global.
Menacé d’une terrible crise financière, le Gouvernement ne sait plus où trouver les fonds nécessaires pour que la Ceni organise les élections telles que prévues dans le cadre du calendrier global.
La chute brutale du cours du cuivre, met la RDC en difficulté. Principale consommatrice de notre production, la Chine vient de stopper son contrat avec l’industrie minière congolaise. On croyait la mauvaise passe s’arrêter là, lorsqu’une autre nouvelle alarmante est tombée sur la place publique.
Le géant suisse du négoce en matière première, Glencore, vient aussi d’annoncer la suspension de son contrat avec la RDC. Le coup est dur et laisse clairement présager une longue série de blocage à plusieurs niveaux du fonctionnement de la République.
En premier lieu, et cela va de soi, c’est la Ceni qui est menacée par la nouvelle situation de morosité économique au pays.
Elle qui a besoin de près d’un milliard de dollars pour financer le processus électoral.
Déjà, en avouant devant la Cour constitutionnelle qu’il est dans l’incapacité de financer l’élection des gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces, le Gouvernement permet d’entrevoir la suite de tout le processus électoral.
Si pour des simples élections, peu coûteuses, l’Exécutif se dit à bout de souffle, que penser alors des opérations trop onéreuses des législatives et de la Présidentielle ?
Nul doute que la crise qui gronde à nos portes aura de terribles répercussions sur le processus électoral. Et il est honnête pour toute la classe politique de regarder la réalité en face, afin de baliser la voie pour une redéfinition des choses. C’est cela le dialogue tant annoncé.
N’importe comment, la session parlementaire qui s’ouvre le 15 septembre permettra de lever un coin de voile définitif sur la question. Session essentiellement budgétaire, cette dernière donnera un aperçu définitif sur la question du financement des élections.
Ce sera un moment palpitant pour le pays. Il est dès lors indispensable que toutes les forces vives de la Nation suivent les débats à l’hémicycle avec toute l’attention nécessaire. De sorte à savoir tirer toutes les conséquences de ce qui sortira du parlement lors du grand débat sur le budget. Affaire à suivre à tout prix !
Par LP