Très divisée à partir de ses composantes, la Société civile peine à trouver un candidat consensuel
Officiellement annoncée samedi dernier par un communiqué de la Présidence de la République, la démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu Muholongu continue de défrayer la chronique aussi bien au pays qu’à l’étranger !
Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle, une chaude polémique s’est déclarée au sein de la communauté nationale autour de l’épineuse question de désignation du successeur de l’illustre démissionnaire.
Au sein de la composante » confessions religieuses » d’où Malumalu avait été tiré au lendemain de la déchéance du pasteur Ngoy Mulumba pour présider aux destinées de la CENI,l’heure est loin d’être à l’unité, chaque entité religieuse qui y est représentéevoulant pour ainsi dire imposer son candidat !
Mais des informations ayant transpiré mardides cercles politiques hermétiquement fermés au public à Kinshasa indiquent que malgré la détermination des entités religieuses de présenter chacune son candidat à la succession de Malumalu, le pouvoir a déjà installé son propre candidat dans son antichambre, quitte à l’en faire sortir au moment où la tempête accompagnant la polémique actuelle autour de la question se sera calmée.
A qui la palme d’or ?
Un nom circule déjà dans les allées du pouvoir à Kinshasa,plus particulièrement à l’Assemblée nationale et au Sénat, les deux institutions généralement habileté à valider les pouvoirs du bureau de la CENI. Il s’agit, on s’en doute encore, de Monseigneur Marini Bodho, Sénateur et Représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo, ECC en sigle.
Dans l’hypothèse où Mgr Mariri se désistait, le pouvoir n’hésiterait pas à se rabattre sur l’adjoint de ce dernier en la personne de Monseigneur Milenge, un homme très peu connu du public mais considéré comme le plus fidèle des fidèles de l’éminent successeur de Monseigneur Docteur Bokeleale !
Il va sans dire que la désignation de Mgr Marini ne sera pas une surprise pour ceux qui observent au quotidien la scène politique congolaise où le précité s’aligne toujours (ou presque) sur les fronts défendus par la Majorité au pouvoir.
Dans l’entre-temps,la veillée d’armes commencée à la CENI au lendemain de la démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu se poursuit. Mais à qui reviendra réellement la palme de la victoire au stade final de la démarche ?
Par Kambale Mutogherwa