La marche de soutien au chef de l’Etat, Joseph Kabila, projetée dans le territoire de Mweka par l’association Bwik à Mbuoyi n’a pas eu lieu. Décision de l’administrateur du territoire qui aurait reçu un ordre d’en haut.
Le territoire de Mweka dans la province du Kasaï passe pour un havre de paix, où différents groupements de la lignée Kuba cohabitent avec les regards tournés vers un seul objectif: le développement. Ce qui n’est pas du goût de certains fils de ce terroir qui multiplient des stratagèmes pour se prévaloir du leadership dans ce territoire. La fronde qui vient de secouer la Majorité présidentiel le a ravivé les tensions encore latentes à Mweka.
On se rappelle, partout ailleurs, des communautés se mobilisent pour manifester leur soutien au chef de l’Etat. Les communautés rivalisent d’ardeur pour prouver leur attachement à la vision du chef de l’Etat. A Mweka, c’est le lundi 5 mars 2015 que l’association Bwik à Mbuoyi pensait mobiliser différentes communautés qui peuplent le territoire de Mweka pour manifester à sa manière son soutien au chef de l‘Etat. Malheureusement, pour des considérations qui restent encore inconnues, l’association Bwik à Mbuoyi n’a pas obtenu l’autorisation de l’administrateur du territoire de Mweka. Pour quelle raison? Difficile à dire.
Toujours est-il que l’association Bwik a Mbuoyi a été interdite de marcher pour manifester son soutien au chef de l’tat. En lieu et place, c’est le parti présidentiel, le PPRD, qui a obtenu l’aval de l’administrateur du territoire. A Mweka, c’est l’indignation. On se pose des questions de savoir ce qui s’est réellement passé.
Selon certaines indiscrétions, c’est comme toujours loin d Mweka, particulièrement à Kinshasa, que s’est jouée la grande bataille. En effet, une main noire, bien positionnée dans l’échelle du pouvoir, a influencé l’annulation de la marche projetée par l’association Bwik a Mbuoyi.
Comme dans des circonstances antérieures, Mweka reste miné par des querelles internes entre ses fils et filles. C’est la guerre de positionnement qui bat son plein. En effet, chacun cherche à prouver à sa manière son attachement au chef de l’Etat. Tous les moyens sont bons pour y arriver. Les plus usités passent par des coups bas, le trafic d’influence, etc. Aussi, revit-on quelque fois à Mweka des épisodes déshonorants, comme celui du lundi 5 octobre 2015 où l’association Bwik a Mbuoyi se vit curieusement obligé d’annuler sa marche de soutien en faveur du chef de l’Etat.
Que dire d’autre? L’administrateur du territoire s’est plié aux ordres. C’est le moins que l’on puisse dire. En effet, il n’est pas bon de se distinguer dan’ les œuvres de bienfaisance. Le raccourci est vite trouver. L’intéressé est désormais une cible à abattre. C’est ce qui est arrivé avec la marche annulée de l’association Bwik a Mbuoyi. C’est comme si à Mweka, le soutien au chef de l’Etat était un bien privé que nul autre ne devait s’en prévaloir. Que gagnerait alors la Majorité en se dispersant ? Il n’est pas trop tard pour se ressaisir.
Par LP