La Convention pour la renaissance du Congo reproche aux tenants du pouvoir de « peiner à mettre en œuvre leur projet de société au bénéfice du peuple congolais » et à l’opposition politique d’avoir « épuisé son capital de confiance et de crédibilité dans des initiatives improductives, dans une course effrénée au positionnement qui n’a cessé de ronger sa cohérence et de briser son unité».
Face à la situation politique qui prévaut en RDC et «mus par le souci patriotique de changer le destin du pays et de constituer une nouvelle force alternative de l’opposition », des Congolaises et Congolais ont décidé de créer la Convention pour la renaissance du Congo (CRC) sous l’impulsion de l’autorité morale du parti Jimmy Munyange, de son vivant, et agréée le 16mai 2013.
« Cette vision politique et sociétale de la CRC 1mph- ‘que les positions d’être une nouvelle force de I opposition qui s ‘affirme comme une alternative viable pour la gestion de la RDC d’opter pour le respect sans faille du principe d‘alternance démocratique et des institutions légalement établies », a déclaré le président national de la CRC, Me Hyacinthe Shisso Kongolo, au cours d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2015 à Kinshasa.
Il a souligné que «l’ambition fondamentale de la CRC, celle de changer le destin de la RDC et constituer une alternance pour son développement, n ‘est pas une simple rêverie politicienne : elle est fondée sur des atouts objectifs qui octroient à la CRC un droit légitime à l‘exercice du leadership politique en RDC ». Il a encore stigmatisé le fait que «la RDC est devenue le pays de mauvaises nouvelles et des crises métastasées de tout genre qui ne cessent de mener la patrie à une dérive funeste sur tous les plans ».
Après avoir fait «une analyse amère », Me Hyacinthe Shisso a constaté que, «sur le plan économique, le décollage et l‘émergence s‘avèrent des mirages insaisissables et que la croissance, que l’on brandit tant, est loin d’augurer le développement. Et ce, en dépit d’énormes ressources naturelles dont regorge la RDC ».
Il a déploré le fait que, «sur le plan social, on ne peut qu‘être effrayé par la pauvreté grandissante, le règne de ‘la faim, le chômage dont le taux ne cesse de décrire une courbe exponentielle, l’accès difficile aux soins de santé, à l’eau potable et à une éducation décente qui accablent le vécu quotidien du peuple congolais ».
Elections provinciales : 600 candidats
Me Shisso a affirmé qu’« en deux ans et’ quatre mois d’existence, la CRC a assuré son implantation sur toute l’étendue du territoire national par une présence effective dans les 26 provinces, 145 territoires et 22 villes que compte actuellement la RDC ».
Aux élections provinciales prévues en octobre 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la CR.C a aligné 600 candidats députés provinciaux dont 61 femmes, soit plus de 84% du potentiel électoral national à ce scrutin. « Les statistiques et données objectives de la CENI en notre possession classent la CRC dans le top 5 des grands partis politiques à caractère national ayant positionné des candidats députés provinciaux, toutes tendances confondues », a-t-il précisé.
Interrogé sur la perspective d’un Dialogue national, il a répondu qu’« à l’improbable, la CRC examinera toutes les options politiques idoines et ce, au respect de la Constitution et dans l‘intérêt du peuple congolais ». Parce que, a-t-il explique; « la CRC attend de connaître les contours politiques et juridiques de ce dialogue ».
A son tour, le secrétaire général, Me Michel Pombia, a insisté sur le fait qu’« une nation, qui a certes ses valeurs, doit aussi pouvoir incarner des principes, nécessaires au maintien de l’unité de la République ». Il a fait valoir que la CRC nourrit l’ambition de «fédérer toute l’opposition autour d’un idéal commun car il n’y a pas une opposition faible qui peut aligner demain des candidats forts aux différentes échéances électorales ».
Par O.D.