L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) a sensibilisé, samedi 24 octobre 2026, les opérateurs économiques d’Inongo et de ses environs, dans la province du Maï-Ndombe, aux réformes du climat des affaires et aux avantages prévus par le Code des investissements en République démocratique du Congo.
Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une mission officielle de l’ANAPI dans cette province, du 22 au 31 octobre 2026. La délégation est conduite par Mireille Mafuta, sous-directrice à la Direction du climat des affaires, représentant la directrice générale de l’agence, Rachel Pungu Luamba.
Au cours de cette séance d’information, les experts de l’ANAPI ont présenté les procédures de création et de formalisation des entreprises, les mesures de simplification administrative ainsi que les allègements fiscaux prévus par la législation. Les participants ont également été informés des mécanismes de contrôle administratif et des procédures judiciaires et douanières.
L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de mieux connaître leurs droits et obligations, de formaliser leurs activités et de payer les impôts et taxes conformément aux taux officiels. Selon Mireille Mafuta, la maîtrise des textes légaux constitue un moyen de prévenir les abus et les tracasseries administratives.
Les opérateurs économiques ont, de leur côté, soulevé plusieurs difficultés, notamment l’accès limité aux crédits, l’enclavement des zones de production et la multiplicité des taxes, parfois accompagnée d’un manque de clarté sur certains prélèvements. Ils ont plaidé pour l’installation de bureaux provinciaux de l’ANAPI et l’organisation régulière de séances de vulgarisation dans les territoires et les principales cités commerciales du Maï-Ndombe.
Ils ont également sollicité l’installation de banques commerciales et d’institutions de microfinance afin de faciliter l’accès aux crédits et de soutenir le financement des projets. Cette demande intervient dans une province qui présente des opportunités d’investissement dans l’agriculture, la pêche, la pisciculture, le transport fluvial, les énergies renouvelables, le tourisme écologique et la transformation des produits agricoles.
À l’issue des échanges, l’ANAPI s’est engagée à transmettre les préoccupations exprimées aux autorités nationales en vue de rechercher des réponses adaptées. La mission se poursuivra jusqu’au 31 octobre avec d’autres activités de sensibilisation destinées notamment aux autorités provinciales, aux services publics, aux organisations patronales et au monde universitaire.
Chançard Sindani, à Kenge