Des ossements humains attribués à environ huit (8) corps ont été retrouvés dans une brousse située à proximité du cimetière Mukwemba au village Kinpakasa, dans la chefferie de Chindaika au territoire de Kipushi situé à plus de 30 kilomètres de la ville de Lubumbashi dans le Haut-Katanga.
L’alerte a été lancée mardi 1er septembre 2026 par la Société civile à travers sa thématique Gouvernance sécuritaire et paix. Une équipe composée de plusieurs services, accompagnée de représentants de la société civile, s’est rendue sur place après l’alerte des habitants.
Selon Bertin Tshoz, membre de la thématique Gouvernance et paix de la société civile locale, les premières informations faisaient état de corps sans vie.
« Des personnes ont signalé qu’il y a des corps sans vie qu’on a ramassés, mais quand ils sont arrivés sur place, ce sont plutôt les ossements humains », rapporte Bertin Tshoz au téléphone de 7SUR7.CD.
A en croire la même source, certains corps étaient déjà en état de décomposition. L’odeur aurait permis aux habitants vivant aux alentours de suspecter la présence de dépouilles dans cette zone.
« Il y avait quelques corps déjà en décomposition et c’est cette odeur-là qui a permis aux gens qui sont aux alentours d’alerter les autorités. Avec les ossements et autres, c’est pratiquement huit corps. Quand il y a des corps qui sont ramassés par-ci par-là, la première des choses, la population doit être vigilante. Elle doit collaborer avec les services de sécurité », souligne Bertin Tshoz.
Elle demande également aux autorités judiciaires et sécuritaires de mener des investigations approfondies afin d’identifier les victimes, déterminer les circonstances de leur décès et, le cas échéant, poursuivre les personnes impliquées.
Contacté ce mercredi au sujet de cette affaire, le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, Jean-Jacques Kashiba, a confirmé à 7SUR7.CD que les autorités sont déjà saisies du dossier. Une équipe a été dépêchée sur place pour vérifier les faits et recueillir les premières informations.
Pour l’heure, les circonstances de la mort des personnes auxquelles ces ossements seraient attribués restent inconnues.
Patient Lukusa, à Lubumbashi