Kindu : la pénurie d’eau potable s’aggrave sous l’effet de la sécheresse (reportage)

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Trouver quelques bidons d’eau potable devient un véritable casse-tête pour de nombreux ménages à Kindu, chef-lieu du Maniema. En cette période de sécheresse, marquée par une forte demande en eau, plusieurs robinets ne coulent plus, aggravant une situation déjà préoccupante dans une ville où seule une faible partie de la population, estimée à environ 10 %, a accès à l’eau potable.

Face à cette pénurie, des femmes sont contraintes de passer des nuits entières autour des bornes-fontaines installées dans plusieurs quartiers de la ville grâce notamment à l’appui de la coopération belge.

Sur place, l’attente commence parfois bien avant l’arrivée des agents chargés de la distribution. Certaines femmes expliquent se rendre aux points d’eau dès minuit, dans l’espoir de repartir avec quelques bidons.

« Nous restons ici toute la nuit pour espérer avoir ne serait-ce que des bidons d’eau potable. Nous arrivons parfois à minuit pour veiller, malgré les risques liés à l’insécurité et aux piqûres de moustiques. Pourtant, les agents qui nous donnent de l’eau arrivent parfois à 7 heures et arrêtent déjà à 10 heures. À cette heure-là, il y a encore des files et des files de personnes qui restent sans eau », témoigne une femme rencontrée par le reporter de 7SUR7.CD.

Réalisé à minuit, du lundi 24 août 2026, ce reportage permet de constater directement les conditions dans lesquelles plusieurs habitants, particulièrement des femmes, attendent leur tour autour des points d’approvisionnement en eau.

Cette situation transforme ainsi l’accès à l’eau en une véritable épreuve quotidienne pour de nombreuses familles. Les longues files d’attente observées autour des points d’eau témoignent de l’ampleur des difficultés auxquelles sont confrontés les habitants.

Au-delà des désagréments quotidiens, cette situation de stress hydrique fait craindre des conséquences sur la santé publique. La difficulté d’accès à une eau potable en quantité suffisante peut notamment favoriser le recours à des sources d’eau moins sûres et accroître les risques de maladies d’origine hydrique.

Dans cette ville confrontée à une sécheresse persistante, l’accès à l’eau potable apparaît donc comme une urgence pour les ménages qui, chaque jour, doivent multiplier les efforts pour satisfaire un besoin pourtant essentiel.

Morisho Tambwe, à Kindu