Une embuscade armée a fait un mort et trois ressortissants chinois portés disparus dans le territoire de Kasenga, au village Mukobi dans la province du Haut-Katanga, lorsqu'un véhicule de marque Land Cruiser effectuait le trajet entre Pweto et Kasenga.
Selon l’administrateur du territoire de Kasenga, Barthélémy Kibwe, qui a confirmé les faits à 7SUR7.CD ce mardi 25 août 2026, le véhicule devait transiter par Kasenga avant de retourner à Pweto. C’est au moment où il descendait une pente, dans le secteur montagneux de Mukobi, que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu.
« C'est une situation qui s'est passée hier vers 9h du matin. Il y a eu un véhicule de marque Land Cruiser qui venait du territoire de Pweto pour venir transiter dans Kasenga et puis retourner à Pweto », a expliqué Barthélémy Kibwe.
D’après l’administrateur du territoire, le chauffeur du véhicule a été grièvement atteint par deux balles, l’une au front et l’autre à la jambe gauche. Il est décédé sur place.
« Chemin faisant, arrivé au village Mukobi dans le territoire de Kasenga, en descendant la pente, ils ont trouvé des coupeurs de route non autrement identifiés. Ils ont tiré dans le véhicule. Le chauffeur a été atteint par deux coups de balle au front et à la jambe gauche et il est mort sur place », a-t-il précisé.
Les trois ressortissants chinois qui se trouvaient à bord du véhicule, dont une femme, sont depuis portés disparus. Ils seraient liés à la société minière Ever Bright Mining Dikulushi. Les recherches lancées dès lundi n’ont pas permis, jusqu’à présent, de retrouver leur trace. Les équipes mobilisées ont notamment exploré les montagnes environnantes, sans résultat.
« Alors les Chinois qui étaient dedans sont portés disparus. Hier, on a fait des recherches et on a monté dans toutes les montagnes là-bas, on n'a pas retrouvé leurs traces. Aujourd'hui mardi, on continue à faire des recherches. Il s'agit de trois Chinois dont une femme », a-t-il martelé.
Les circonstances exactes de cette embuscade, ainsi que l’identité et les motivations des assaillants, restent pour l’heure inconnues.
Patient Lukusa, à Lubumbashi