Ituri : après des attaques ADF à Mambasa, l'administrateur du territoire appelle au renforcement du mariage civilo-militaire

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Le commissaire supérieur principal Matadi Muyapandi Jean-Baptiste, administrateur policier du territoire de Mambasa, a appelé la population à collaborer davantage avec les services de sécurité pour mettre fin aux attaques incessantes des rebelles d'Allied democratic forces (ADF) ces derniers jours dans plusieurs villages de sa juridiction administrative.

Lors d'un entretien accordé à la presse et exploité par 7SUR7. CD ce lundi 10 août, l'autorité territoriale a rassuré sur la mise en place urgente d'un renforcement des dispositifs sécuritaires pour contraindre l'ennemi qui endeuille la paisible population et ayant contraint plusieurs personnes à quitter leur milieu d'origine.

"Nous appelons notre population à collaborer davantage avec les autorités légalement établies afin de mettre fin aux menaces et tracasseries imposées par ces djihadistes. Les opérations se poursuivent et la paix reviendra", a-t-il dit.

Parlant de l'instauration de jetons par des rebelles ADF aux agriculteurs afin d'accéder dans leurs champs, le commissaire supérieur principal Matadi Muyapandi Jean-Baptiste a laissé entendre que les opérations militaires FARDC -UPDF sont en cours dans des agglomérations ciblées pour mettre un terme à cette menace.

Dans le même contexte sécuritaire précaire en territoire de Mambasa, la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du groupement Babila-Teturi a alerté les autorités sur le kidnapping de plusieurs civils en l'espace de deux jours.

"Nous continuons à pousser notre cri d'alarme auprès des autorités compétentes face à la situation sécuritaire qui prévaut dans notre entité. Entre Jeudi 6 août et samedi 8 août, nous avons enregistré un total de 21 personnes portées disparues", a alerté Grâce Kakundo, répondant de cette structure citoyenne dans ce coin du territoire de Mambasa.

Il convient de rappeler que plusieurs rapports de monitoring des structures citoyennes de Mambasa ont déploré la dégradation de la situation sécuritaire. Selon ces rapports, plus de 200 civils ont été déjà massacrés depuis le début de l'année 2026 remettant en cause l'urgence et la nécessité d'une prise de mesure urgente pour épargner la population des dégâts récurrents.

Joël Losinu, à Komanda