Le ministère de la Justice, l'Agence française de développement (AFD) et Expertise France ont arrêté, mercredi 8 juillet à Kinshasa, une feuille de route conjointe destinée à accélérer la mise en œuvre du programme d'appui à l'Institut national de formation judiciaire (INAFORJ). L'objectif est de faire de cet institut un outil de professionnalisation et de modernisation de la justice en République démocratique du Congo.
Cette feuille de route a été définie au cours d'une séance de travail entre le ministre d'État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et une délégation conduite par Hervé Conan, directeur de l'AFD en RDC, ainsi qu'Aude Delescluse, directrice pays d'Expertise France. Elle servira de base à un plan d'action couvrant les trois prochaines années.
Les parties ont convenu de concevoir le programme selon une approche participative, fondée sur les besoins prioritaires du ministère de la Justice, tout en tenant compte des contraintes liées à la mobilisation des expertises et des ressources budgétaires.
Financé dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (CDD) conclu entre la France et la République démocratique du Congo, le projet est mis en œuvre par Expertise France. Il vise à renforcer les capacités des magistrats, des greffiers, des personnels pénitentiaires ainsi que des autres acteurs de la chaîne judiciaire.
Selon les responsables de l'AFD et d'Expertise France, le programme reposera sur l'expertise d'institutions françaises spécialisées, ainsi que sur des compétences congolaises et internationales, afin de développer des formations adaptées aux réalités de la justice congolaise.
Les premières activités opérationnelles devraient être lancées dans les prochaines semaines, selon la Cellule de communication du ministère de la Justice.
Raphaël Kwazi