Les États-Unis envisagent de réduire considérablement le nombre de leurs représentations diplomatiques en Afrique habilitées à traiter les demandes de visa. L'information a été révélée par l'agence de presse américaine Associated Press (AP), qui cite plusieurs responsables du Département d'État.
Selon AP, trois responsables du Département d'État ont confirmé qu'un projet est à l'étude pour ramener à 20 le nombre d'ambassades et de consulats américains chargés du traitement complet des demandes de visa sur le continent africain.
D'après une note interne consultée par l'agence, près de 50 représentations diplomatiques américaines assurent actuellement ce service. Ce nombre pourrait être réduit à seulement 20 dans les prochaines semaines.
Les centres régionaux qui resteraient habilités à traiter l'ensemble des demandes de visa seraient situés à Abidjan (Côte d'Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap et Johannesburg (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es-Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (République démocratique du Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Libéria), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).
Cette initiative s'inscrit dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
À ce jour, les citoyens de douze pays africains sont soumis à une interdiction de voyage vers les États-Unis, tandis que les conditions d'entrée ont été renforcées pour quatorze autres pays du continent.
La République démocratique du Congo ne figure toutefois pas parmi les pays visés par ces restrictions. La seule mesure affectant actuellement les ressortissants congolais est liée à l'épidémie d'Ebola qui sévit depuis plusieurs semaines dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Bienfait Luganywa