Débat sur le changement de la constitution : « C’est le peuple qui doit trancher » (Jean-Pierre Lihau)

Image
Image

Le débat autour de la révision ou du changement de la constitution s’est invité au briefing presse du lundi 18 mai, coanimé par le ministre de la Communication et son collègue de la Fonction publique. Réagissant à cette question, le vice-premier ministre a soutenu que chacun a le droit d’avoir son point de vue dans un État démocratique.

Jean-Pierre Lihau a toutefois souligné que seul le peuple peut départager ceux qui soutiennent la démarche relative au changement de la constitution, et ceux qui s’y opposent.

« Ceux et celles qui s’opposent au changement de la constitution ont raison de défendre leur point de vue. Celles et ceux qui sont pour que l’on puisse changer ou réformer la constitution ont aussi raison de défendre leur point de vue. En démocratie, chacun a le droit de défendre son point de vue. Personne ne peut empêcher quelqu’un d’avoir un point de vue. In fine, le plus important, c’est le dernier mot du peuple, parce que nous sommes en démocratie. C’est le peuple qui doit trancher », a-t-il déclaré.

Évoquant le fond du sujet, ce membre du gouvernement Suminwa a soutenu que la marche d’un peuple vers son destin demande à un moment donné une remise en question.

« Est-ce que nous n’avons pas une société surinstitutionnalisée ? Est-ce que nous n’avons pas un État obèse, éléphantesque qui engloutit l’essentiel de ce qui doit construire les routes et les hôpitaux ? Je vais terminer en disant que la marche d’un peuple vers son destin demande à un certain moment une remise en question de façon humble », a indiqué Jean-Pierre Lihau.

Le débat sur la révision ou le changement de la constitution continue de faire couler salive et encre en République démocratique du Congo. D’un côté, la majorité au pouvoir soutient que, 20 ans après son entrée en vigueur, la constitution de 2026 doit être revue ou changée pour être adaptée aux réalités actuelles du pays. De l’autre, l’opposition y voit une manœuvre du régime Tshisekedi de vouloir s’éterniser au pouvoir.

Prince Mayiro