Sommet Africa Forward : les chefs d’État et de gouvernement pour des solutions africaines aux crises du continent

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Le sommet Africa Forward, organisé à Nairobi par la France et le Kenya, s’est achevé mardi soir au Centre international de conférences Kenyatta (KICC).

À l’issue de deux jours de travaux, le président français Emmanuel Macron a présenté les principales résolutions adoptées par les participants, axées sur le soutien aux initiatives africaines pour la résolution des crises sur le continent.

Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité de placer les solutions africaines au centre des crises du continent. Il a rappelé l’existence de plusieurs mécanismes, notamment les médiations, les opérations de paix et les cadres régionaux, appelant à un soutien renforcé de la communauté internationale afin de consolider la paix en Afrique.

« Il y a une évidence souvent ignorée ou oubliée : les solutions africaines doivent être au cœur des crises africaines. Les outils existent : médiations, opérations de paix, cadres régionaux, et ils doivent être pleinement soutenus. La France sera au rendez-vous de cet engagement, en appui et en partenaire. Nous avons réaffirmé ensemble notre détermination à œuvrer pour des solutions politiques durables, notamment dans la région des Grands Lacs et au Soudan, car il ne peut y avoir de développement sans stabilité », a déclaré Emmanuel Macron.

Les participants au sommet ont également réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté des États africains, à la fin des ingérences extérieures et à la lutte contre la privatisation de la sécurité sur le continent.

« Notre déclaration a également réaffirmé qu’il ne peut y avoir de paix durable en Afrique sans respect absolu de la souveraineté des États, sans la fin des ingérences extérieures et sans efforts concrets pour mettre un terme à la privatisation de la sécurité. Nous nous sommes aussi mobilisés collectivement et, dans notre déclaration, figure un soutien de tous les membres à cette initiative visant à mettre fin à l’usage abusif du veto au Conseil de sécurité des Nations unies en cas de crise », a indiqué le président français.

Emmanuel Macron a annoncé qu’il porterait ce plaidoyer dès le lendemain à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, lors d’une réunion trilatérale avec le président de la Commission de l’Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, dans le cadre du suivi de la déclaration de Nairobi.

Au cours de cette dernière journée, les échanges ont porté sur les investissements, les affaires ainsi que sur les questions de paix et de sécurité, avec un accent particulier sur le soutien aux médiations africaines et aux initiatives de l’Union africaine. La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo a également figuré parmi les principaux sujets abordés.

Raphaël Kwazi