Le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moïse Kambulu N’Konko, a rendu publique la nouvelle composition de son gouvernement provincial remanié. Cette restructuration, justifiée par l’urgence et la nécessité d’efficacité, combine reconductions, permutations et nouvelles entrées, mais elle suscite déjà des réactions, notamment autour de la représentation féminine jugée insuffisante.
Dans ce nouveau dispositif, plusieurs mouvements majeurs sont enregistrés. D’une part, Kasonga Kamay quitte le ministère des Transports pour prendre désormais en charge l’Intérieur, la Justice et les Affaires foncières. Son ancien portefeuille est confié à Tshiela Kalala Fiston, nouvelle figure qui fait son entrée dans l’exécutif.
Dans la même dynamique, le ministère des Finances, de l’Économie et du Commerce change également de main : Jean Jacques Tshibole quitte le gouvernement et cède la place à Kenkenyi Mawanga Crispin, autre nouvelle nomination.
Cependant, certains ministres sont reconduits sans changement de portefeuille. C’est le cas de Pierrot Mutela Mukendi, maintenu au Budget, à la Fonction publique ainsi qu’à la Communication et aux Médias, tout en conservant son rôle de porte-parole du gouvernement. De même, Kabuayi Kabongo reste à l’Agriculture, Pêche et Élevage, tandis que Jacques Shikayi conserve les ITPR. Ntambue Ntambue Antoine est également reconduit aux Mines, Énergie et Hydrocarbures. Dans ce même registre de continuité, Isabelle Bampende demeure au ministère du Genre, des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, en tant que seule femme de cette équipe.
Par ailleurs, certaines responsabilités sont élargies. Honoré Mutshipayi Balowe conserve l’Éducation nationale, à laquelle s’ajoute désormais le portefeuille de la Santé publique.
Enfin, le gouvernement s’enrichit d’une nouvelle entrée avec Honoré Jukayi, qui prend en charge le ministère de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme.
Malgré ces ajustements, la nouvelle équipe gouvernementale fait face à des critiques des organisations de défense des droits des femmes, qui dénoncent le faible quota accordé aux femmes dans cette configuration.
Alain Saveur Makoba, à Kananga