L’organisation de promotion et de protection des droits humains, Justicia ASBL monte au créneau après les incidents survenus à Kinshasa, notamment l'incendie du siège du parti politique, Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), lors d'une marche organisée par l'Union sacrée à travers le secrétaire général du parti présidentiel, UDPS.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 5 mai 2026 et dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD, Maître Timothée Mbuya s'est dit choqué par les images devenues virales montrant l’incendie du siège du PPRD. Il indique que ces actes de vandalisme auraient été commis par des individus ayant pris part à une marche de soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
Pour Justicia ASBL, comme la manifestation avait été autorisée à travers un communiqué de demande signé par Augustin Kabuya, ce dernier doit être poursuivi par le ministre de la justice. Les violences enregistrées démontrent un manquement dans l’organisation et la supervision des manifestants.
« Pour Justicia ASBL, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, qui s'est illustré par des injonctions de poursuite à donner au procureur général de la République, devrait exiger qu'une enquête soit ouverte contre monsieur Augustin Kabuya pour avoir été incapable d'encadrer les manifestants qui s'en sont pris aux bâtiments appartenant aux tiers. Et si la justice est réellement neutre et indépendante, Augustin Kabuya et consorts devraient répondre de leurs actes », lit-on dans cette correspondance.
Malgré ces événements, l’organisation encourage les partis politiques et la société civile à continuer d’exercer leurs droits civiques, notamment celui de manifester pacifiquement. Elle appelle toutefois les autorités locales et les services de sécurité à garantir un encadrement équitable et efficace des manifestations, sans distinction d’appartenance politique.
Patient Lukusa, à Lubumbashi