Kinshasa : le gouvernement mise sur l’application d’un nouveau tarif de l’eau pour mettre fin aux robinets secs

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Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a, lors du Conseil des ministres du vendredi 11 avril, dressé un tableau préoccupant de l’accès à l’eau potable à Kinshasa. Il a, à cette occasion, fait valider un plan d’urgence visant à améliorer la desserte.

Selon le compte rendu de cette réunion, le plan présenté par le ministre des Ressources hydrauliques identifie les principaux problèmes opérationnels de la Régie de distribution d’eau (Regideso) dans la capitale. Parmi eux figure la vétusté du réseau de distribution.

Avec des canalisations vieilles de plus de 50 ans, une part importante de l’eau produite se perd en raison de fuites massives avant d’atteindre les ménages.

Au-delà de l’état des infrastructures, Aimé Sakombi Molendo a également pointé les insuffisances en matière de maintenance. Il a évoqué un manque criant de pièces de rechange et d’équipements essentiels, compromettant les réparations durables et accélérant la dégradation du réseau, notamment sous l’effet des érosions liées aux pluies torrentielles.


Pour sortir de cette impasse, le gouvernement envisage une solution : l’ajustement tarifaire.

L’application d’un nouveau tarif de vente de l’eau est présentée comme le principal levier pour permettre à la Regideso de financer son redressement et de moderniser ses installations.

De son côté, le ministre de l’Économie, Mukoko Samba, a appuyé cette approche en proposant un audit des institutions publiques, en particulier des universités qui, « pour la plupart, s’approvisionnent sans payer leurs factures à la Regideso ».

Selon ledit compte rendu, la nouvelle tarification a déjà été examinée par les experts des ministères de l’Économie et des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, avec l’appui de la Regideso. Elle tiendrait compte des «catégories sociales les plus vulnérables ».

Bienfait Luganywa