Au total, 1 542 ex-combattants ont volontairement remis leurs armes, munitions et effets militaires, marquant ainsi leur engagement à tourner définitivement la page des conflits armés pour embrasser la vie civile.
L’information a été communiquée par Maître Amurani Yuma Bungias, coordonnateur provincial du P-DDRCS, qui a salué les efforts conjugués ayant permis d’atteindre ce résultat.
Selon lui, ce progrès est le fruit d’un travail acharné et d’une forte mobilisation des acteurs engagés sur le terrain, notamment les autorités provinciales, les forces de défense et de sécurité, les organisations de la société civile, ainsi que les leaders communautaires et religieux.
Parmi les ex-combattants identifiés, on compte 1 115 hommes et 427 femmes, témoignant d’une participation inclusive au processus de paix.
« Nous avons fait un travail d'arrache-pied avec l'abnégation de vos agents et sommes arrivés à vous présenter aujourd'hui 1542 combattants identifiés qui ont déposé les armes, munitions et les effets militaires », a-t-il fait savoir au cours d’une cérémonie solennelle tenue à Lokando, à quelques kilomètres de la ville de Kindu.
Par ailleurs, le programme a également pris en charge les enfants associés aux forces et groupes armés, avec un total de 41 enfants, dont 22 filles et 19 garçons, qui bénéficieront d’un accompagnement spécifique.
Ces ex-combattants proviennent de différents groupes armés opérant notamment dans le territoire de Kailo.
Le coordonnateur provincial a également souligné que ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils ont été précédés par des sessions de formation destinées à renforcer les capacités des équipes déployées sur le terrain, notamment en matière de contrôle et de vérification de l’armement, de sensibilisation des communautés, ainsi que d’identification et d’orientation des ex-combattants.
Les autorités rassurent les ex-combattants ayant choisi la voie de la paix qu’ils bénéficieront d’un accompagnement dans leur processus de réinsertion et de réintégration, dans le respect de la dignité humaine et avec la volonté de leur offrir des perspectives d’avenir durables.
Cette avancée constitue un signal fort pour la consolidation de la paix au Maniema et ravive l’espoir des communautés longtemps affectées par les violences.
Morisho Tambwe, à Kindu