Une réunion « stratégique » s’est tenue le vendredi 27 mars 2026 au siège de l’Inspection Générale des Finances (IGF), à Kinshasa, en vue de renforcer la lutte contre les infractions financières en République démocratique du Congo.
Cette rencontre a réuni 5 structures étatiques engagées dans la prévention et la répression de la corruption.
Outre l’IGF, ont pris part aux échanges l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), la Cellule d’Intelligence des Crimes et Malversations (CICM), l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP) ainsi que la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF).
Les participants ont procédé à une évaluation des mécanismes existants, mettant en évidence plusieurs difficultés, notamment le manque de coordination opérationnelle, la duplication des interventions et les limites liées au partage d’informations sensibles.
À l’issue de ces échanges, la proposition de mise en place d’une task force interinstitutionnelle a été formulée par l’IGF et adoptée par l’ensemble des structures présentes. Ce dispositif vise à renforcer la coordination des actions, à mutualiser les informations stratégiques et à harmoniser les méthodes de travail.
Le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a souligné la nécessité d’une réponse collective face à la corruption, insistant sur l’incapacité des institutions à agir efficacement de manière isolée.
Les cinq structures ont convenu d’institutionnaliser ce mécanisme, appelé à constituer un cadre permanent de collaboration et d’échanges. À court terme, un cadre de coopération formel sera élaboré, avec des modalités de fonctionnement définies et un dispositif de suivi des activités.
Les responsables ont également réaffirmé leur engagement commun à intensifier la lutte contre la corruption et à promouvoir des valeurs d’intégrité et de redevabilité au sein de l’administration publique. La société civile devrait être associée à cette dynamique une fois le dispositif consolidé.
Cette initiative s’inscrit dans la priorité accordée à la lutte contre la corruption par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Raphaël Kwazi